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General News of Tuesday, 6 October 2020

Source: Actu Cameroun

Complot contre le régime: Paul Biya appelé à faire attention à certains de ses 'proches'

Le Cameroun traverse ces derniers temps une zone de turbulence à cause du sursaut d’orgueil d’une jeunesse mal en point, désœuvrée, frustrée, marginalisée et abandonnée par l’élite gouvernante, qui devient la proie de certains hommes politiques qui les manipulent et infantilisent en leur demandant de descendre dans la rue pour des manifestations de rue.


Cette élite « compradore » et égoïste devrait savoir que les mouvements de jeunes commencent toujours par des revendications sociales pour aboutir à des problèmes politiques. Les événements survenus le 22 septembre 2020 suite à l’appel du leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(Mrc) à descendre dans la rue pour marcher avec le slogan « Paul Biya doit partir » ne sauraient être banalisés au point d’être réduits à un simple parti politique ou à un homme. L’élite gouvernante dans les dix régions que compte le Cameroun se doit de se remettre en question, chercher à se ressaisir pour renverser la tendance, afin d’éviter le pire qui pourrait porter un sérieux préjudice au régime en place. Rien n’est encore terminé.

Pour mieux gouverner le Cameroun, le président de la République, Paul Biya a œuvré pour l’émergence d’une élite gouvernante dans chaque région du Cameroun. Les fils et filles des différentes localités sont promus à de hautes fonctions afin de l’accompagner dans le vaste projet du développement du pays. Toutes les régions sans exclusives sont représentées au sein du gouvernement et dans les sociétés publiques et parapubliques. Chacun dans son secteur d’activité devrait activement s’impliquer dans ce vaste chantier concernant le Cameroun en général et sa localité en particulier.

Ces responsables, devenus des élites dans leurs localités respectives, ont pour mission première d’offrir aux populations camerounaises un meilleur cadre de vie en leur facilitant l’accès aux besoins vitaux tels que l’eau, la santé, l’électricité, l’éducation, les logements, les routes et autres infrastructures de base. Sauf que cette élite promue a démissionné au profit de ses intérêts personnels. Les populations croupissent dans la misère, les jeunes ploient sous un. chômage ambiant et le pays sombre dans le sous-développement. L’élite s’accapare de tous les biens du pays, à elle seule, plombe les promesses du chef de l’Etat, nargue les couches sociales défavorisées au point de livrer certaines à la mendicité, crée des frustrations au sein de la frange jeune qui aspire elle aussi à un mieux-être et à un 'avenir radieux'.

Dans l’ensemble, le chef de l’Etat, Paul Biya, à l’occasion de son discours de prestation de serment pour son septennat en cours, a déclaré que « je persisterai A consacrer tous mes efforts à promouvoir le rôle des femmes dans notre société ; à faciliter l’intégration sociale des jeunes en développant encore davantage notre système éducatif, à tous les niveaux, et en mettant l’accent sur la professionnalisation ; à lutter contre l’exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap ; à améliorer l’accès aux services publics de l’eau potable et de l’électricité ; à renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hôpitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace ; à mettre en valeur une politique d’habitat social digne de ce nom ; a valoriser notre patrimoine culturel … » Concernant spécifique-

ment les jeunes, le président de la République déclare que « je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir, j’ai compris votre aspiration profonde à des changements qui vous ouvrent les portes de l’avenir et permettent votre plein épanouissement. J’ai tout aussi compris votre désir de mieux participer à la prise des décisions qui engagent l’avenir de notre pays. J’en tiendrai compte en ayant à l’esprit que le Cameroun de demain se fera avec vous». Mais l’élite n’est pas sur la même longueur d’onde que le chef de l’Etat. Elle a plongé les populations notamment les jeunes dans le désespoir, la frustration, la marginalisation, la discrimination et la déshumanisation et dans une aventure sans lendemain.

Le péril jeune

Une parole sacrée dit qu’il y a un temps pour toute chose. Les jeunes au Cameroun semblent vouloir reprendre les choses en main. Le chef de l’Etat les invite à s’intéresser à la chose politique afin de mener le combat démocratiquement. Mais ils sont muselés par cette élite qui veut tout a voir, tout confisquer et tout obtenir. Les moyens d’ouverture pour ces jeunes deviennent alors la naissance des mouvements radicaux, principalement inspirés de l’étranger et par certains hommes politiques, qui transforment les revendications sociales en revendications d’ordre politique.

Dans la région de l’Extrême-nord, les jeunes ont pris des armes contre la République pour clamer la mise en place d’un Etat islamique, dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, toujours les jeunes qui. ont pris les armes contre la République pour revendiquer la sécession. Dans la ville de Sangmélima, il y a quelques mois encore, les jeu nés sous le prétexte de l’assassinat d’un des leurs, sont descendus dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol.

Certains ont banalisé le mouvement mais au cours de la réunion convoquée par le gouverneur de la région du Sud, les jeunes ont étalé les tares d’une élite mal organisée et mal structurée qui va en rangs dispersés à cause des égoïsmes des uns et des autres et de l’hypocrisie qui la caractérise. Les faits parlent d’une élite hypocrite et menteuse, raison pour laquelle le chef de l’Etat ne serait pas informé de ce qui se passe réellement. Cette élite trompe le président de la République que tout va bien pourtant â. la. base, ça bouillonne. Les jeunes expriment leur mécontentement à cause du chômage et des frustrations dont ils sont victimes. Maurice Kamto n’est qu’un épiphénomène. Les véritables agents déstabilisateurs sont parmi cette élite « compradore ».

La haute délinquance politico-financière, la méchanceté et le mépris de cette élite peut conduire le Cameroun vers le chaos. Attention aux mouvements de révolution conduits par les jeunes. Il faudrait éviter de laisser libre cours à certains politiciens qui veulent sauter sur l’occasion pour l’élite gouvernante peut encore se remettre pour sauver le Cameroun et partant le président de la République. Paul Biya affirme que « l’objectif de l’émergence doit être érigé en grande cause nationale qui mobilise l’ensemble de nos concitoyens afin de faire du Cameroun un pays moderne et socialement avancé ». Vivement que l’élite gouvernante entre dans cet esprit du chef de l’Etat, Paul Biya au lieu d’être son plombeur.

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