Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 02 26Article 575821

General News of Friday, 26 February 2021

Source: www.camerounweb.com

Complexe Olembe : ‘l’hôtel et le centre commercial sont au sous-sol’

Ardent défenseur du régime de Yaoundé, Cyrille Tollo vit mal appels des Camerounais pour un audit du complexe Olembe. Dans un commentaire sur les réseaux sociaux, le président du comité Ad hoc chargé des infrastructures au ministère des Sports et de l’Éducation physique insinue que l’hôtel et le centre commercial du complexe pourraient bien se trouver au sous-sol de l’infrastructure.


« On vous a dit qu'il est achevé ? Vous avez visité le sous-sol et n'avez pas vu l'hôtel et le centre commercial », écrit-il.

Déjà en 2019, Cyrille Tollo accusait des fonctionnaires du ministère des sports de saboter les efforts du gouvernement

D’un coût global de 163 milliards, le complexe sportif d’Olembé qui comprend le stade Paul Biya est financé à 85% par la banque italienne Intesa Sanpaolo et 15% par l’Etat du Cameroun. A date, tout cet argent est en Italie et Piccinni se fait payer là-bas directement lorsque ses décomptes sont validés et transmis par la partie Camerounaise. Dans ce modèle de financement, certains de nos frères fonctionnaires véreux qui hantent les Ministères sont sevrés, ce qu’ils n’admettent généralement pas. Pour la Can, compte-tenu de l’accélération des travaux, afin de rattraper les retards volontairement occasionnés par les mêmes fonctionnaires, ils ont proposé aux différentes entreprises de faire des avenants (souvent exorbitants et fantaisistes) à présenter à la Task Force, pour validation. Dans le cas d’un rejet, ils conseillaient à ces entreprises d’arrêter les travaux.

Certaines se sont laissées tenter par cette offre alléchante et d’autres n’y ont pas donné suite. Qu’à cela ne tienne, en décembre 2018, le Ministère des Sports avait sollicité du Président de la République 400 milliards supplémentaires pour soit disant achever les chantiers de la Can. C’est presque la moitié du budget alloué aux infrastructures (pourtant déjà entièrement financés). Dossier que le Président Paul Biya avait naturellement rejeté, et le Ministre muté lors du dernier remaniement ministériel. Les fameux avenants y figuraient et Piccinni en avait pour 30 milliards, représentant des supposés suppléments en transport et logistique. L’acte du Président de la République n’a pas trouvé l’assentiment de l’entreprise italienne, qui dans un premier temps, a décidé de ralentir subitement les travaux. On peut constater que depuis décembre, Piccinni ne communique plus sur l’état d’avancement des travaux à Olembé comme le font les Turcs pour Japoma, les Canadiens pour la Réunification, les Portugais de Mota Engil pour Roume d’Adjia à Garoua. Pourtant, en fin d’année 2018, Turcs et Portugais ont vu leur matériel être bloqué à la douane pendant deux mois (pour des raisons farfelues). A cause de l’accélération des travaux, toutes ces entreprises ont eu les mêmes problèmes. Avant la fin du mois de mai, toutes auront achevé leurs stades. On peut donc considérer que Piccinni et ses complices fonctionnaires corrompus jusqu’à la moelle épinière, font un chantage à l’Etat.

A la Présidence, on ne refuse pas de payer les avenants, mais le principe est de les auditer préalablement pour vérifier la véracité des coûts en y associant les bureaux d’études, contrôleurs des travaux. Ce que Piccinni ne veut même pas entendre parler et continue d’exiger un engagement du gouvernement de payer les 30 milliards non audités. Les experts que nous avons consultés disent que les coûts supplémentaires de la logistique et du transport que réclame Piccinni ne sauraient dépassés 11 milliards. Ils ne concernent que les préfabriqués en béton venus d’Italie. En réalité, il faut juste prendre en compte, certains coûts de production et le transport, car le béton en lui-même ne saurait être facturé deux fois.

Soutenus par quelques fonctionnaires du Ministère des Sports, les travaux à Olembé avancent à pas de tortue. Cette coalition mafieuse a décidé de faire plier l’Etat, espérant ainsi se partager la cagnotte de 30 milliards. Voilà pourquoi le Stade Paul BIYA ne sera pas prêt au 31 mars comme prévu.
Malgré les multiples obstacles et barrières posés par une minorité de fonctionnaires corrompus jusqu'à la moelle épinière, tous les autres chantiers des stades seront livrés au plus tard durant le mois de mai. Japoma est presqu’achevé, à la Réunification on s’active dans les finitions, tout comme Roume d’Adjia à Garoua. Tous les stades d’entrainement sont quasiment achevés, ne restent plus que les parkings et les lots électroniques.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter