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Actualités of Monday, 2 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Comment les élus de Ngaoundere ont abandonné les populations

Les élus ont juré de faire de la ville de Ngaoundéré une cité ultra-moderne.

Depuis leur élection, les populations attendent toujours le développement.

La ville est dans un état de délabrement très avancé.

Abandonnés par les maires et députés, les militants de l’Undp ne savent plus à quel saint se vouer pour sortir de la pauvreté. Ils ont juré la main sur le cœur de faire de la ville de Ngaoundéré une cité ultra-moderne. Plus de dix-huit mois après, la capitale régionale de l’Adamaoua tarde à décoller, et les populations attendent toujours voir leurs conditions de vie s’améliorer. Le 09 Février 2020, les habitants de Ngaoundéré, militants de l’Undp ont voté massivement leurs listes pour le compte des élections municipales et législatives. Au jour d’aujourd’hui, ces populations se demandent ce qu’elles ont fait à Dieu pour mériter d’être abandonnées. Le changement a été le maître mot de la campagne. Chaque jour, la situation se dégrade dans la ville de Ngaoundéré. La voirie urbaine est dans un état de délabrement très avancé, rendant la circulation des automobilistes et des piétons difficiles. Un vrai casse-tête chinois pour circuler dans la capitale régionale de l’Adamaoua. Les monticules d’ordures sont visibles dans toutes artères de la ville. L’on se demande si les services d’hygiène fonctionnent encore.

Pas d’électrification

Les populations de Ngaoundéré vivent dans la peur. Dès la tombée de la nuit, tout le monde a peur de se faire agresser même dans son quartier. De Mbideng à Hauts-Plateaux, en passant par Bamyanga, entre autres, presque toutes les rues ne sont éclairées que par des phares de motos taximen qui vont et viennent. Sur certains axes principaux comme celui de la cathédrale qui conduit au Collège de Mazenod, les rares lampadaires existent ont perdu de leur ampoule. Même le centre commercial n’est pas éclairé, la nuit tombée. A l’œil nu, on comprend que les lampadaires ont fait leur temps et attendent d’être remplacés. Ici, seules certaines résidences se payent le luxe d’éclairer leurs alentours.

Une situation qui n’encourage pas la plupart des citoyens de la ville à se balader dans la nuit ou à prendre un bol d’air sur les bancs publics. « Nous vivons pratiquement dans le noir et c’est pourquoi le taux des agressions, de vol de motos, de même de viol est élevé. Le nouvel exécutif doit relever ce défi au cours de sa mandature », se plaint un étudiant à l’Université de Ngaoundéré.