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Actualités of Tuesday, 13 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Comment la corruption la corruption mine le secteur l’urbanisme au Cameroun

La corruption se concentre le plus dans le domaine foncier. La corruption se concentre le plus dans le domaine foncier.

La Commission nationale anti-corruption (Conac) révélait que la corruption se concentre le plus dans le domaine foncier.

La composition du dossier de demande de permis déconstruire exige un certain nombre de documents qui poussent les demandeurs à emprunter les voies détournées.

Certains individus utilisent un même permis de construire dans la réalisation de deux ou trois maisons en même temps.

Une fois confrontés à la réalité les acquéreurs au permis de bâtir avisent selon les règlements indiqués sur le terrain à savoir les dessous-de-table et trafic d’influence sont les maîtres mots. Ce n’est pas fortuit si le rapport sur l’état de la corruption au Cameroun en 2014 présenté par la Commission nationale anti-corruption (Conac) révélait que la corruption se concentre le plus dans le domaine foncier. En fait la composition du dossier de demande de permis déconstruire exige un certain nombre de documents tels que une demande timbrée adressée au maire, un timbre fiscal et deux timbres communaux, un certificat de propriété (service régional des domaines), un certificat d'urbanisme (service régional d'urbanisme), un plan de situation à l'échelle l/5000e, un plan de masse visé par le cadastre à l'échelle l/200e. Tous les différents plans de l'édifice à construire, les devis descriptif et estimatif et enfin le plan de la fosse septique-puisard. Les investisseurs font usage de moult ruses pour pallier la constitution du dossier de permis de construire. La pénétration lente du système d'archivage numérique aidant, il est difficile de mettre la main rapidement sur les fraudeurs. Selon une source à la mairie de la ville de Yaoundé, « certains individus utilisent un même permis de construire dans la réalisation de deux ou trois maisons en même temps. Nous avons été face à un individu qui utilisait un même permis de construire à Mendong et à Essos (deux quartiers de Yaoundé). Il y a aussi une catégorie qui, lorsque les murs non crépis portent Saint André vont les crépir pour la faire disparaître et il en est de même avec les peintures de revêtement. Les contestations et recours qui inondent les administrations et les juridictions en ce qui concerne le permis de bâtir et autres documents fonciers, sont des preuves de la cacophonie qui sévit dans le milieu.

Désordre

Les données officielles font état de ce que les mécanismes camerounais de résolution des conflits fonciers avoisinent 70% en 2007 dans les juridictions de Yaoundé, Akonolinga, Monatélé et Mbalmayo. Ces conflits débutent dès l’achat du terrain, se poursuivent jusque dans les choix des matériaux de construction et le nombre de niveaux qui sortiront de terre. On ne devrait donc pas s’étonner de la récurrence avec laquelle ces bâtiments, fruit d’une longue file d’entorses aux lois s’affaissent dans nos grandes capitales.

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