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General News of Thursday, 1 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Comment Laurent Esso déshumanise le pouvoir

Depuis son entrée aux affaires, l’actuel ministre de la Justice tient des propos et affiche un comportement qui laisse croire que les hommes de pouvoir n’ont pas de sentiments.

Acariâtre et froid, c’est ainsi qu’on peut qualifier Laurent Esso, l’actuel ministre de la Justice. Redouté par tous ses collaborateurs partout où il a eu à exercer, le ministre Laurent Esso serait effectivement celui-là qui laisse croire qu’une qu’on a le pouvoir on perd toute sensibilité humaine. Son expression et ses agissements le confirment d’ailleurs. Au sein du sérail, on lui prête des expressions qui ont fait tache d’huile, mais qui démontre à quel point l’homme est inhumain.

Alors qu’il était secrétaire général à la présidence de la République, il fut saisi par Jean Marie Atangana Mebara, le ministre des relations extérieures d’alors sur une situation extrêmement urgente qui concernait la diplomatie camerounaise. Grande sera la surprise de Jean Marie Atangana Mebara quand son interlocuteur va lui rétorquer que : « les urgences c’est à l’hôpital ».
Glacial comme on le connait, l’histoire retient que Laurent Esso est l’une des personnalités qui ont mis le feu aux poudres dans la crise anglophone. C’est d’ailleurs ce que pense la plupart des élites anglophones. Lors d’une conférence tenue au domicile de maitre Akere Muna en 2018, feu Bernard Muna n’avait pas manqué de raconter comment Laurent Esso avait refusé de faire le déplacement pour Bamenda en 2016 après les premiers jours de grève des avocats qui ont conduit à la crise qui secoue encore les régions anglophones du Cameroun. Devant les élites anglophones qui étaient venues le voir à son bureau pour lui expliquer que la situation dans les régions anglophones présageait un lendemain sombre et par conséquent, il était important que le ministre de la Justice face le déplacement à Bamenda pour calmer les avocats en grève, afin d’éviter que l’étincelle se produise, le garde des sceaux avaient sèchement répondu : « je suis une institution, je ne me déplace pas ».Moins d’un mois après la crise anglophone commençait. Et celui qui prétendait être une institution inamovible, s’est finalement déplacé et a pu boire toute la honte que mérite une institution de son genre.

Pire encore dans sa dernière lettre adressée à Lurent Esso, l’ancien directeur général de la Crtv Amadou Vamoulke raconte comment le ministre de la justice avait sèchement répondu : Ça ne me fait ni chaud, ni froid lorsqu’on lui annonçait le décès d’un prisonnier de l’opération épervier qu’il connaissait pourtant bien.

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