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Actualités of Monday, 12 July 2021

Source: Le Quotidien N° 632

Comme dans les rangs du RDPC, la grâce présidentielle fait son lit

Paul Biya Paul Biya

En date du 24 juin 2021, une décision du Président National du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), S.E Paul BIYA, accorde la grâce à vingt-trois (23) des militants sanctionnés par la Commission de Discipline ad hoc du Comité Central, et les réhabilite dans les rangs du Parti. Un bon accueil est réservé à cette importante décision issue de la plus haute instance décisionnelle du «Parti politique proche du pouvoir». Cette actualité brûlante enflamme le débat au sein de l’opinion et entretient quelques lueurs d’espoir ; celles de voir la grâce présidentielle irradier d’autres bonnes âmes au sein de la Nation.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, puisqu’il faut l’appeler par son nom, voit donc le jour ici, à Bamenda, ce 24 mars 1985». Paul Biya, président national du RDPC. Le 24 mars 2025, le RDPC aura donc, 40 ans. Le quarantenaire précédera de quelques mois seulement, l’élection présidentielle d’octobre 2025. Sauf changement de calendrier ! Pour préserver ses acquis, le RDPC se doit de préparer cette échéance capitale d’un seul cœur, et d’avancer en rangs serrés. Convoquée dans le bloc de légalité, «la nécessité du bon fonctionnement du Parti», ressort ici comme l’une des motivations essentielles de la décision du Président National du RDPC, de gracier et de réhabiliter les 23 «camarades prodigues». Ils en avaient fait préalablement la demande. Et ont fait acte de repentance des fautes d’indiscipline dont ils se sont rendus coupables.

Les portes de la grâce présidentielle restent ouvertes à tous ceux qui en font la demande, susurre-t-on en petit comité. A l’aune de la vague de joie soulevée par cette décision du Président National dans le landerneau politique et dans les organes de base du RDPC, les observateurs avertis font relever que ce qui est possible au sein du Parti, peut l’être aussi au sein de la Nation. Les mêmes causes pouvant produire les mêmes effets de décrispation du climat social. Mais, comment concilier assainissement public et apaisement social en vue de la réconciliation nationale ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Tel est le principal enjeu à l’heure où une certaine opinion semble réclamer tout à la fois : du pain, du sang, de l’apaisement…

Entre représentations oniriques, réalisme politique et réalités socio-politiques, la grâce présidentielle fait son lit. Espoir d’élargissement Dans ses attributions constitutionnelles, en effet, il reste constant que le Président de la République exerce le droit de grâce après avis du Conseil supérieur de la magistrature» (Article 8, alinéa 7, de la Constitution). Dans un passé récent, au nom de la paix sociale et des intérêts supérieurs de la Nation, le Président de la République, Paul BIYA, avait eu recours à ce privilège exclusif et non limitatif, en élargissant des hommes et des femmes qui avaient porté atteinte à la stabilité de l’État, à sa sécurité, voire à son intégrité.

Le 03 octobre 2019, à la faveur du Grand Dialogue National, il avait décidé de la libération de 333 personnes détenues dans le cadre de la crise qui prévaut dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que de l’abandon des procédures judiciaires pendantes devant les tribunaux militaires. A l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification du Cameroun, il avait signé le 17 février 2014, un important décret portant commutation et remise de peines au bénéfice des personnes condamnées et détenues pour infractions diverses. Voici l’explication officielle qui fut donnée de l’acte présidentiel : «Pris en vertu du pouvoir régalien et des prérogatives que lui confère la constitution, cet acte de mansuétude et d’humanisme du Chef de l’Etat célèbre, en ce moment historique pour la Nation, les idéaux de vertus d’unité nationale, de paix et de tolérance, auxquels le peuple camerounais est profondément attaché». Ce qui était vrai hier le demeure aujourd’hui. Incontestablement ! Mais, le seul juge d’opportunité, reste le président de la République, le Père du Renouveau National, moteur de promotion et de propulsion des idéaux d’Unité, de Progrès et de Démocratie, qui structurent la devise du RDPC, dans le respect strict de l’esprit et de la lettre de la devise nationale : PAIX, TRAVAIL, PATRIE.

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