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General News of Tuesday, 15 December 2020

Source: Actu Cameroun

Combats politiques: Fame Ndongo refroidit à nouveau Maurice Kamto

Le 10 décembre 2020, le secrétaire à la communication du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Jacques Fame Ndongo a une nouvelle fois refroidi les ardeurs du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

Tous les ingrédients sont réunis pour parler d’un cours magistral du Pr Jacques „ Fame Ndongo à Maurice Kamto. Le premier, secrétaire à la communication du comité central du Rdpc y va avec des arguments forts, pour fustiger l’attitude

anti-démocratique (c’est peu dire) du second, leader du MRC, un petit parti politique de l’opposition n’ayant ni député sur les 180 siégeant à l’Assemblée nationale, ni sénateur sur les 100 de la Chambre haute du parlement, et encore moins de conseillers municipaux dans les 360 communes du pays.

« Le père noël de la rue ne viendra accorder aucun leadership à un homme politique qui se situe à des années lumières du réel et qui, sous quelque prétexte que ce soit, refuse de se soumettre aux lois et règlements de la République », avertit le Pr Jacques Fame Ndongo. Aussi, dans la même note datée du 10 décembre 2020, il fait un rappel important à l’opposant Maurice Kamto qui persiste dans sa logique nihiliste et fic-tionnelle.

« Tous ceux qui, au Cameroun, ont réussi à être crédités d’un leadership politique durable et significatifs furent ceux dont les partis politiques ont accepté le jeu démocratique (voie des urnes), que ce soit dans l’ex-Cameroun d’expression anglaise, que ce soit dans l’ex-Ca-meroun d’expression française, que ce soit dans l’ex République fédérale, que ce soit dans l’ex République unie, que ce soit dans la République (actuelle) du Cameroun ».

Ce qu’il martelait déjà dans une autre chronique politique rendue publique le 9 décembre 2020 intitulée : « Au Cameroun, les partis qui ont boycotté une élection, ont toujours raté le rendez-vous avec l’histoire ». Au Cameroun, insiste le Pr Jacques Fame Ndongo, il existe une loi politique constante dont tout un chacun peut vérifier la fonctionnalité historique : tous ceux qui, sous quelques prétextes que ce soit, ont décidé de boycotter les élections, au lieu de se présenter devant le peuple pour solliciter des suffrages n’atteignent jamais leurs objectifs : conquérir le pouvoir de manière démocratique.

En effet, depuis l’élection de la toute première Assemblée représentative du Cameroun (Arcam) le 22 décembre 1947, tous ceux qui ont boycotté une élection ont raté le rendez-vous avec l’histoire. Aucun parti adepte du boycott n’a été crédité d’une plus-value politique substantielle, durable et significative en terme de valeur ajoutée sur l’échiquier politique national. Une manière, pour Jacques Fame Ndongo, d’éclairer l’opposant Maurice Kamto qui a décidé de tourner le dos à la voie démocratique.

« Le boycott des élections, le déni de la réalité des faits, la « résistance » face à la loi, le « combat » contre le droit positif relèvent du « divertissement ». Et d’ajouter : « Si l’homme politique offre du « vent » au consommateur (le boycott des élections), celui-ci n’achètera rien, car l’on n’achète ni le vent, ni les mensonges, ni les fantasmes ».


Levée du blocus

L’intervention de Jacques Fame Ndongo intervient après que les autorités aient levé, mardi 8 décembre 2020, le dispositif policier en place depuis septembre, autour de la résidence de Maurice Kamto. Toutefois, la situation de cet opposant, ainsi que celle de son parti, le MRC, continueront à faire l’objet d’un « examen attentif », selon les termes d’un communiqué du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi.

La levée du blocus intervient après la tenue, «sans incident majeur», précise également le gouvernement, dimanche 6 décembre 2020, des élections régionales auxquelles le MRC a décidé de ne pas prendre part, du moins tant que solution n’aura pas été trouvée aux violences meurtrières perpétrées dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis près de quatre ans, par des groupes séparatistes d’une part, et tant que le gouvernement n’aura pas engagé la réforme du système électoral, d’autre part.

Le Rdpc, parti au pouvoir, a, sans surprise, largement remporté le scrutin, selon les résultats officiels publiés dans les dix régions du pays. Signe que rien n’est pour autant réglé, l’opposant rival malheureux de Paul Biya, chef de l’État au pouvoir réélu en 2018 s’est montré très méfiant dans ses premières déclarations : « Lever des dispositifs ça ne change rien à ma vie, ça n’apporte rien. Ils peuvent encore installer leurs policiers et leurs gendarmes. » Il était bloqué chez lui à Yaoundé depuis la veille des marches que son parti et lui avaient organisées le 22 septembre 2020 pour réclamer notamment le départ du président Paul Biya.

Ce qui aurait dû l’amener à repenser sa stratégie boiteuse de conquête de la magistrature suprême. Que non ! A peine le blocus levé, Maurice Kamto a annoncé que le combat va se poursuivre. Il multiplie d’ailleurs des déclarations tonitruantes. « Même ma mort ne fera pas disparaître les problèmes du Cameroun », a-t-il par exemple soutenu récemment. Le leader du MRC dit vouloir continuer le combat pour le changement du pays.

« Je vais continuer à animer plus que jamais mon parti politique, le MRC. On a voulu le décapiter en envoyant nombre de ces cadres en prison. Mais, ils sont encore nombreux ceux qui sont libres et on va travailler parce que notre option demeure la même : changement… », va-t-il déclarer. Ce changement qui ne sera sans doute jamais opéré par la rue !

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