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General News of Sunday, 2 December 2018

Source: cameroonvoice.com

Climat post électoral: Maurice Kamto célébré à Berlin

Après Paris en France la semaine dernière, les Camerounais de la diaspora, comme convenu, ont pris d'assaut la rue berlinoise, pour crier leur rejet du régime quasi quarantenaire de Paul Biya reconduit à la tête du Cameroun le 22 octobre dernier à la suite d'un méga tripatouillage électoral validé par le Conseil Constitutionnel.

« Kamto notre président, le peuple t'a choisi ! Kamto notre président ! ». C'est à ce chant bruyamment scandé sur un fond de chorale chrétienne, qu'ils alternaient avec des cris de « Paul Biya, assassin ! Biya Paul, assassin », que les membres de la Brigade Anti-sardinards (BAS) ont sillonné les rues de la capitale fédérale allemande ce samedi 1er décembre 2018, pour fustiger le régime impopulaire de leur pays d'origine, et surtout dire leur détermination ainsi que celle de leur compatriote restés au pays mais contraints au silence par la répression, à venir à bout du hold-up électoral qui a sanctionné le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, après que le Conseil Constitutionnel a déclaré irrecevables toutes les requêtes en annulations partielle ou totale introduite par les candidats de l'opposition, dont le véritable vainqueur, Maurice Kamto.

"Armés" de mégaphones pour amplifier leurs messages et de banderoles ou pancartes pour en mettre plein la vue à l'opinion, les anti-sardinards n'ont pas manqué de rappeler à Biya l'impérieuse nécessité qu'il y a pour lui à aller se reposer après des décennies de sévices infligés au peuple camerounais, qui ne peuvent pas avoir pour récompense la perpétuation de son règne sur le pays.


Les manifestants de Berlin qui se considèrent comme des révolutionnaires ont affirmé n'avoir plus de doute sur la chute inéluctable et d'ailleurs imminente de Biya, l'homme qui tue leurs compatriotes anglophones, et dont ils ont applaudi l'échec dans la tentative d'organiser la 32ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations de football, ainsi que l'a décidé la veille, vendredi, le Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football, réuni à Accra au Ghana en session extraordinaire.

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Un petit résumé de l'histoire du hold-up électoral au Cameroun


Quoique donné vainqueur par les procès-verbaux des élections issus des bureaux de vote compilés et consolidés par l'état-major de veille électorale qu'il avait mis en place, Maurice Kamto avait, pour des raisons de principe, demandé l'annulation des élections dans les circonscriptions électorales, où ses représentants avaient été battus et chassés des bureaux de vote, et où l'on avait pris en flagrant délit des partisans du candidat président sortant, Paul Biya, en train de voter à plusieurs reprises parce que disposant de plusieurs cartes d'électeurs portant des noms différents. Mais le Conseil Constitutionnel lui avait demandé de produire des preuves, à l'instar des procès-verbaux où ses représentants avaient mentionnés qu'ils avaient été rudoyés et expulsés, comme si ceux qui les avaient expulsés pouvaient leur dire « nous vous expulsons de crainte que vous ne soyez les yeux et les oreilles de votre candidat, mais avant de prendre vos cliques et vos claques, mentionnez et signez ici la forfaiture que nous sommes en train de commettre, afin que nul n'ignore ».


Encore que les huissiers ne pouvant instrumenter au Cameroun le dimanche sauf autorisation expresse d'un juge, tous les juges qui avaient été sollicités par le candidat du candidat Maurice Kamto dans les 36 circonscriptions où ses représentants avaient été victimes de mauvais traitements ou été témoins de bourrage des urnes au profit du président sortant, s'étaient montrés indisponibles, ou avaient refusé d'accéder à sa demande. Un manège qui s'était poursuivi jusqu'au Coseil Constitutionnel dont le président, après avoir religieusement écouté monsieur Kamto, avait fini par prononcer une décision prise à l'avance : « IRRECEVABLE ! »

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