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General News of Tuesday, 20 April 2021

Source: Cameroon Info

Classement Reporters Sans Frontières 2021: le Cameroun s’enfonce dans la violation des droits des journalistes

Le pays a perdu une place au raking publié ce mardi 20 avril 2021 par l’organisme international de défense des droits des journalistes dans le monde.
L’ONG internationale Reporters Sans Frontières (RSF) a rendu public, ce mardi 20 avril 2021, l’index 2021 sur la liberté de la presse dans le monde. Le Cameroun, classé 134e en 2020, a perdu une place et se classe désormais au 135e rang. Le pays est considéré par RSF comme faisant partie des plus dangereux sur le continent en matière de pratique du journalisme, même si les pouvoirs publics ont tout le temps brandi la pléthore d’organes de presse existants pour justifier la démocratisation du paysage médiatique camerounais.

«Le nombre pléthorique d'organes de presse souvent mis en avant par les autorités ne suffit pas à assurer un environnement favorable aux médias, et il n'est pas rare que les journalistes subissent détentions arbitraires et poursuites, notamment devant des tribunaux militaires ou des juridictions spéciales», déplore RSF, toujours aussi critique au sujet des exactions commises contre les hommes de médias au Cameroun.

Parmi celles-ci, des arrestations et détentions arbitraires sont légions. Les cas du bloggeur Paul Chouta ou encore de l’ancien manager de la Cameroon Radio Television (CRTV), Amadou Vamoulke, sont régulièrement dénoncés par RSF. L’ONG regrette par ailleurs qu’en dehors de l’Erythrée, classée 180e/180 dans ce classement, le Cameroun est le seul pays en Afrique où des journalistes sont jetés en prison sans jugement.

«L’ONU, qui a reconnu le caractère arbitraire de cette détention, a demandé au Cameroun de le libérer, en vain. Les journalistes des régions anglophones, qui en outre connaissent régulièrement des coupures internet, sont particulièrement ciblés et régulièrement accusés d’être complices du mouvement sécessionniste qui s’oppose depuis plusieurs années au pouvoir central de Yaoundé», renchérit RSF.

Il n’est pas à exclure les pressions dont sont victimes les professionnels de l’information, surtout en période électorale, souligne RSF, qui ressasse le souvenir de la réélection de Paul Biya pour un septième mandat en 2018, avec la multiplication des menaces, d'agressions et d'arrestations de journalistes en marge du scrutin.

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