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Actualités of Tuesday, 6 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Classement : Paul Biya parmi les prédateurs de la liberté de la presse dans le monde

Paul Biya président du Cameroun Paul Biya président du Cameroun

• Reporter Sans frontière publie son nouveau classement de la liberté de la presse dans le monde

• 37 présidents dont épinglés sont 08 africains

Paul Biya est accusé de faire taire les journalistes d'opposition



Reporter Sans Frontière a été dévoilé ce lundi 05 juillet, son classement des « prédateurs de la liberté de presse » dans le monde. Dans ce classement, le Cameroun est classé 135e/180 pays.

Dans ce nouveau classement de RSF, le deuxième depuis 2016, figurent 37 dirigeants du monde dont 08 Africains. Il s’agit de Yoweri Museveni (Ouganda), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), Salva Kiir (Soudan du Sud), Paul Kagame (Rwanda), Issaias Afeworki (Erythrée), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Abdel Fattah Al-Sissi (Egypte), qui partagent de titre de prédateurs de la liberté de la presse en compagnie de Paul Biya.

Pour RSF, « la presse indépendante et critique au Cameroun fait l’objet de menaces et de représailles systématiques. Entre les nombreuses arrestations et menaces subies dès les années 1980 par les pionniers de la presse indépendante et les détentions prolongées ou condamnations très lourdes prononcées ces dernières années, l’étau ne s’est jamais desserré sur les journalistes. Depuis quatre décennies, les professionnels de l’information vivent sous pression. Celles et ceux qui font preuve d’indépendance en refusant de rejoindre les rangs des porte-voix du régime en subissent directement les conséquences : menaces, surveillance étroite des déplacements et communications, convocations, arrestations, détentions de longue durée… ».

Reporter Sans Frontières accuse Paul Biya et son régime de cibler des journalistes, notamment ceux qui refusent de se ranger derrière le régime Biya. « Du fondateur du journal Le Messager Pius Njawé, figure pionnière du journalisme indépendant au Cameroun, à l’ancien directeur général de la radiotélévision publique camerounaise Amadou Vamoulké, qui détient le record de la détention provisoire , tous les journalistes qui ne s’alignent pas sur la ligne du régime subissent les foudres de ce dernier. Ceux travaillant sur les sujets les plus sensibles, comme la lutte contre le terrorisme ou la crise des régions anglophones, sont particulièrement exposés. Accusé de “non dénonciation d’acte de terrorisme”, le correspondant de RFI Ahmed Abba a retrouvé la liberté fin 2017 après deux ans et demi de détention arbitraire. Deux ans plus tard, son confrère Samuel Wazizi, accusé de complicité avec le mouvement sécessionniste, est mort dans des conditions très suspectes alors qu’il était détenu depuis quelques jours par des militaires», lit-on dans ce rapport.

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