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General News of Wednesday, 30 September 2020

Source: cameroonvoice.com

Cinglant message de Valséro à Henriette Ekwe et aux ex opposants de Biya

Allié de Maurice Kamto lors de la dernière élection présidentielle avec son association les «Enfants de la Révolution», et compagnon de prison du président élu pendant près de neuf mois, l’artiste de musique Urbaine Gaston Abe, plus connu sous son nom de scène, “Général Valséro” rompt le silence dans une vidéo, et adresse un message poignant et opportun aux opposants de l’opposition se recrutant au sein d’un groupe de soi-disant « anciens opposants », qui se sont découvert une nouvelle vocation politique : vouer aux gémonies Maurice Kamto en extériorisant au maximum leur haine de sa personne, en fournissant au régime des arguments-bidons pour mieux l’embastiller, et surtout en interdisant à quiconque d’avoir une opinion contraire sous peine d’être traité de “meute tribaliste” ou “talibans”.

Leur seul mérite est d’avoir blanchi sous le harnais. Pour un peu, ils réclameraient une médaille pour “has been”. Et comme s’ils n’en avaient pas assez de n’avoir pas réussi à prendre le pouvoir quand ce pouvoir se trouvait dans la rue, à leur portée, ils en sont à offrir à Paul Biya le nécessaire pour la mise à mort de Maurice Kamto.

Pour faire de l’esprit, ils vous disent que « le seul vrai opposant de Biya c’est Biya ». Sous entendu, pour ces gens qui crient sur les toits du monde et de la ville leur souhait de voir Biya partir, ledit Biya ne peut être remplacé que par l’opposant le plus crédible à leurs yeux : Paul Biya. Ne pleurez pas, ils sont sérieux !

On les a vus, tentant vainement de crucifier dans les esprits et les cœurs des Camerounais Maurice Kamto, parce que celui-ci a commis le crime de n’avoir pas démissionné d’un gouvernement qui a tué plus de 400 émeutiers de la faim en 2008 alors que sa démission de ce gouvernement où en dehors de la résolution patriotique de l’annexion de la presqu’île de Bakassi qui lui était confiée, il était à l’étroit et n’avait pas voix au chapitre, pas plus que sa démission n’aurait apporté ni plus, ni moins.

On les a vus aussi, expliquant piteusement, mais alors très pathétiquement et avec une mauvaise foi hystérique, que Kamto a été le géniteur hermaphrodite du temps où il était ministre, d’une loi répressive qui constitue une épée de Damoclès sur la tête des Camerounais, en l’occurrence la « Loi N°2014/028 du 23 December 2014 Portant Répression des Actes de Terrorisme », Une loi que Maurice Kamto, dénonça personnellement dès le 2 décembre 2014, avec force argumentations et références au droit international. Ce qui deviendra des jours plus tard une loi considérée par Boris Bertolt comme « un dispositif entre les mains du prince lui permettant d’asseoir son autorité, affirmer sa souveraineté, discipliner la société et matérialiser son pouvoir de “faire vivre et de laisser mourir”(*)» venait seulement d’être déposée à l’Assemblée Nationale sous la forme du PROJET DE LOI N°962/PPJL/AN PORTANT REPRESSION DES ACTES DE TERRORISME quand Kamto entreprit de le mettre en pièces dans une tribune intitulée « Le Gouvernement veut régler la succession au Cameroun par une loi inique et liberticide ».

Mais cela, les opposants au régime de… Maurice Kamto(**), très politiquement expérimentés dans la manipulation, ayant une très grande culture politique de la déformation de la vérité, mais ne refusant jamais un don de Paul Biya -ne serait-ce que par cohérence et fidélité à leurs convictions politiques et idéologiques-, ne le surent ni ne le virent pas, tellement ils étaient et continuent d’être aveuglés par leur haine de Kamto dont ils sont payés par la police secrète qu’ils fréquentent assidument pour démontrer qu’il soutint Fru Ndi en 1992 et se retrouva en 2008 membre du gouvernement, non pas pour poursuivre le traitement du “dossier Bakassi”, mais parce qu’il avait fait un appel du pied à Biya, en lui pour « cirant les pompes » (Sic) en 2004 dans un « “beau” discours lors de la fête des généraux de la MIFI » (Re-Sic.

Le crime de Kamto, avoir réussi à convaincre les Camerounais que tomber n’est une malédiction que si l’on perd l’envie de se relever pour continuer. Ils auraient voulu, eux les anciens opposants, doués d’une incommensurable “culture politique” mais à la gloire flétrie par le temps et l’insuccès, et dont les actions plus ou moins douteuses, ne se conjuguent qu’au passé très lointain, qu’en dehors d’eux, personne ne fît plus rien.

En dehors d’eux, c’est le chaos. Ce sont eux ou ce n’est rien. Les Camerounais doivent se rappeler leurs interviews-fleuves et menaçantes des années 1990, leurs grandes analyses couchées sur papier presse et s’en satisfaire. Même si Biya dont le départ est en soi indiscutablement consubstantiel au relèvement du Cameroun, est toujours là, accroché au pouvoir et ne pense pas l’abandonner avant d’avoir envoyé deux mètres sous terre tous les Camerounais qui y songent. Et cela dure depuis l’époque de la Coordination Nationale des Partis d’Opposition et Associations (CNPOA), depuis l’Union pour le Changement (UPLC), depuis l’Alliance pour le Redressement du Cameroun par la Conférence Nationale Souveraine (ARC-CNS). Et toujours rien.

Kamto qui a eu le malheur, après avoir cheminé non seulement avec tous ces « échoués », mais aussi avec le très constant Paul Biya, qui lui n’a pas varié d’un seul iota dans sa posture de tyran, de proposer aux Camerounais de se réveiller au lieu de dormir sur le souvenir du passé d’une opposition bruyante dont les fruits ne tinrent jamais la promesse des fleurs, est voué aux gémonies.

On jouit secrètement du bonheur de voir Biya ou ce qu’il en reste l’humilier ou l’emprisonner à Kondengui ou dans sa propre maison. On demande où sont passés les Dupont-Moretti et autres Robert Amsterdam qui étaient supposés le protéger contre les abus du régime, en plein 21ème siècle, siècle du règne des Technologies de l’Information et de la Communications (TIC), on dit sa fierté patriotique et légaliste de l’avoir hué quand il a affirmé le 8 octobre 2018 que sur la base des résultats dont il disposait, il avait remporté l’élection présidentielle. Pour ces gens qui auraient arraché la tête de Biya en 1991 si cela avait été possible, la raison est que le Cameroun est trop vaste pour que Kamto, même en utilisant Internet et le téléphone puisse avoir les résultats des élections en moins de 24 heures. Aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada et en Russie, pays dont les territoires sont plus de 19 fois –pour les deux premiers- et pratiquement 39 fois –pour le dernier- où les résultats des élections sont connus avant même la clôture des bureaux de vote, on doit prendre pour des sorciers les “opposants” de l’opposition qui sévissent au Cameroun contre Kamto.


Et c’est contre ces opposants “je-sais-tout”, aigris de voir Kamto briller malgré lui et contre leur volonté sous le soleil, sans oublier ceux qui sont payés pour divertir les Camerounais qui ne sont pas encore sortis d’une semaine chaude de barbarie répressive, que le célèbre rappeur s’élève. Pour leur dire que trouver toutes les bonnes raisons de faire partir Biya et en même temps, combattre celui qui veut réaliser cette aspiration, est tout simplement, sérieusement antinomique, bêtement contradictoire et naïvement contreproductif. Une attitude de niais qui fixe onbstinément son regard sur le doigt de celui qui ne se sert de cette membrane que pour lui montrer la lune.

Le “papa” des « enfants de la révolution » réussira-t-il à ramener à des sentiments moins aigres ceux qu’il interpelle à contrecœur parce que ayant pour leur parcours politique beaucoup de respect ? Difficile à dire. Car alors que Kamto est criminel à leurs yeux d’avoir été un sous-ministre silencieux lors des massacres des “apprentis-sorciers” en 2008, et n’est donc pas qualifié pour être un opposant fiable à Paul Biya, certains de ces gens fréquentent un certain autre ministre délégué, qui appelait hier au jugement de Paul Biya par la Cour Pénale Internationale, mais qui aujourd’hui, dans ses pitreries de ministron en extase fait proprement l’apologie de la répression et du meurtre.

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