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xxxxxxxxxxx of Saturday, 22 May 2021

Source: camerounweb.com

Ces partis politiques qui se livrent en spectacle au grand jour

SDF : La bataille de succession

MRC : Kamto et Penda Ekoka dans les rings

Rdpc : Niat et Ketcha seregardent en chien de faience.

Joshua Osih a repondu de ses actes il ya quelques semaines devant la commission des affaires juridiques du Front social démocratique (SDF), l’équivalent du conseil de discipline de la formation politique. Les hauts cadres du parti dirigé par Ni John Fru Ndi ont jugé recevables les griefs portés contre lui par ses camarades du Comité provincial du Littoral le 8 mai dernier. Tout Premier vice-président qu’il est, il est accusé d’indiscipline et surtout d’accointances coupables avec le pouvoir de Yaoundé. Deux motifs particulièrement graves dans les rangs du SDF pour faire planer la menace de l’exclusion définitive sur la tête du député s’il est finalement reconnu coupable. Ce serait alors sinon un séisme, au moins une secousse inattendue il y a encore trois ans quand M. Osih conduisait son parti à la présidentielle et que le costume de chairman semblait taillé à sa mesure. Les querelles au sommet du SDF sont peut-être arrivées à leur apogée, en attendant la décision des experts des questions juridiques en interne. Elles ne sont pourtant qu’un exemple parmi tant d’autres des révolutions de salon qui se multiplient dans l’espace politique camerounais.

Les brouilles

RDPC, PCRN, MRC et assimilés sont tout aussi concernées. nouveaux départs en termes d’impact médiatique et de divorce qui se passe mal, les difficultés que traversent la coalition entre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto et l’organisation AGIR de Christian Penda Ekoka sont un cas d’école. L’opération Survie Cameroun-Survival Initiative (SCSI) est l’embrouille de trop. Dans tous les cas, les modalités de la gestion de l’initiative sont le casus belli. La séparation entre Kamto et Penda Ekoka, désormais anciens amis politiques, est jonchée de rancœurs et de « révélations » dans une lutte à mort pour obtenir les faveurs de l’opinion. Les artificiers et autres francs-tireurs sont de sortis.


Confidences plus ou moins factuelles, fake news, noms d’oiseaux volent en dessous de la ceinture. Alors que Penda Ekoka et autres Me Ntimbane Bomo accusent les proches du professeur Maurice Kamto de détournement, ces derniers s’émeuvent d’avoir hébergé le loup dans la bergerie sans le savoir depuis au moins la présidentielle de 2018. La défection de l’ancien conseiller de Paul Biya est un coup relativement dur pour le « peuple du changement » déjà marqué par le départ d’anciens cadres et alliés à l’image de Célestin Djamen. Il est remarquable de signaler que les déboires du MRC, embourbé dans l’affaire SCSI sont peu commentés par ses adversaires directs que sont le PCRN et le RDPC. La raison de cette retenue se trouve peut-être dans l’actualité interne aux deux formations politiques. Des éLus Incontrôlables Le Parti camerounais pour la Réconciliation nationale (PCRN) fait l’expérience de la politique dans les institutions pour la première fois, et pour la première fois, son président doit gérer l’ambition parfois contrariée de certains de ses militants. Le problème se pose surtout au niveau municipal. Classées dans un premier temps comme de l’indiscipline, les incompréhensions entre la hiérarchie du parti et certains élus ont finalement pris la forme de la démission avec le départ du 6e adjoint au maire de la commune de Douala 5e. Joseph E. Biyong qui avait déjà dit se sentir à l’étroit dans le parti que dirige Cabral Libii s’est définitivement retiré. Face au départ de cet élu, le président du PCRN a accusé le coup. Il n’a toutefois pas manqué de saluer les états de service de son ancien camarade pour la dynamique qu’il incarne. Les querelles à la mairie d’Eseka totalement contrôlée par les « Réconciliateurs » ont davantage préoccupé M. Libii. Face à la fronde, il a dû dépêché sur place sa porte-parole en mars 2021 à la tête d’une délégation chargée de ramener la paix dans les rangs. Les conseillers municipaux avaient alors juré d’avoir la tête de Sylvain Tjock, le maire réputé de proche de Cabral Libii. La défiance entre certains élus locaux PCRN du Nyonget-Kelle et la hiérarchie a déjà coûté cher au parti : Cabral Libii ne compte aucun de ses camarades dans le Conseil régional du Centre ! Parachutage On pourrait croire que les difficultés des partis de l’opposition sont une aubaine pour le pouvoir. Ce serait faire preuve d’un optimisme débordant !

Le torchon brule

Car c’est peut-être dans les couloirs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) qu’on trouve le plus de feux à éteindre. D’abord à Bangangté, dans le Ndé où le Comité central du RDPC est contesté par une partie du Conseil municipal. Les émissaires du parti veulent voir Eric Niat – le fils du président du Sénat – prendre la succession de Jonas Kouamouo, le maire décédé tandis que pour les récalcitrants, il s’agit d’un parachutage qui ne prend pas en compte les « équilibres sociologiques » au sein même du Conseil et de la commune. La guerre de tranchées est tant et si bien engagée que des voix s’élèvent déjà pour réclamer l’arbitrage du président national. Et à supposer que les recommandations du Comité central soient retenues par Paul Biya, il ne serait pas étonnant que Jean Nkuete, le secrétaire général dudit comité ne fasse à nouveau recourt à l’arsenal de sanctions contre ceux qui osent remettre en cause les orientations de Yaoundé. Des sanctions au risque de faire partir certains camarades ? S’il le faut ! Saint Eloi Bidoung, ancien adjoint au maire à Yaoundé 6 et conseiller municipal RDPC dans la même commune multiplie les signes de distance vis-àvis de ses anciens amis. Il se murmure bruyamment qu’il va lancer son propre parti politique. Il sera alors intéressant de voir comment vont y être traitées les fortes têtes en conflit avec les instances dirigeantes.

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