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Source: camerounweb.com

Ces partis politiques camerounais qui n’ont pas eu d’ailes pour voler hors de leurs fiefs électoraux

Ces partis se concentrent pour la plupart dans une localité du pays qui est généralement la région d'origine de leurs leaders ou fondateurs.

Ces tendances régionalistes font par ailleurs des glissements dangereux vers le communautarisme

De plus en plus, les appartenances militantes se font par « rapprochement sociologique »

Plusieurs partis politiques au Cameroun n’ont pas pu s’étendre hors des fiefs de leur fondateur ou leader. Présentées au départ comme des regroupements nationaux, ces formations politiques se sont petit à petit rétrécis à cette régionalisation. En guise d’exemple, l’on peut d’ailleurs commencer par les partis politiques de la première heure.

Le PDC d’André Marie Mbida n’a pas pu sortir de la Lekie département d’origine de son fondateur. L’UPC ne s’est presque pas déployé hors des fiefs Bassa’ et Bamilekes qui sont respectivement les tribus de ses membres fondateurs.

Et maintenant

De nos jours, la régionalisation des partis politiques se poursuit. L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) s'est repliée dans le Noun, où elle arrive encore à grappiller quelques postes électifs. L'Union Nationale pour le Développement et le Progrès (UNDP), doit à ses principales activités dans les régions du Septentrion, tout comme le FSNC du ministre Issa Tchiroma Bakary, ou encore l'ADD de Garga Haman. Le Social Democratic Front (SDF), malgré une présence faible dans d'autres régions, est assimilé depuis des années aux régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Le PCNR, ancré au départ uniquement dans l’Extrême-Nord du pays, est plus actif aujourd’hui dans la région du Centre, notamment dans le Nyong et Kelle, d’où est originaire son président. Ces tendances régionalistes font par ailleurs des glissements dangereux vers le communautarisme. De plus en plus, les appartenances militantes se font par « rapprochement sociologique » avec le leader de la formation politique. Et les discours parfois ambigus desdits leaders n'aident pas à renforcer le sentiment d’unité qui devrait prévaloir dans les relations entre les populations. Depuis la dernière élection présidentielle de 2018, le discours communautariste a fait son lit dans la vie politique au Cameroun, mettant à dos des communautés entre elles. Un véritable danger pour le vivre ensemble.

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