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Regional News of Tuesday, 7 July 2020

Source: Le Point

Centre – Sud – Est: la traîtrise et des guéguerres fratricides tuent ces trois régions


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Depuis 37 ans, les fils de ces trois Régions ont largement bénéficié des largesses du pouvoir, mais n’arrivent pas à impulser une véritable dynamique de développement dans leurs localités respectives et encore moins à l’échelle nationale.

Jouisseurs par excellence, ils disent tous leur attachement aux idéaux du Renouveau et à celui qui les incarne, mais ne pose aucun acte pour que la politique qu’il impulse soit implémentée sur le terrain pour le bénéfice des populations. Ils le poignardent dans le dos. Face à ce fait, les citoyens camerounais n’hésitent plus à tenir les ressortissants de ces 3 parties du pays pour responsables de la descente aux enfers que le Cameroun a engagé depuis des années et qui semble irréversible. Entre Arrogance, mesquinerie, fanfaronnade, guéguerres fratricides et cleptomanie accentuée, ces 3 Régions qui somnolent quand l’on s’organise ailleurs, doivent désormais s’attendre à récolter les lauriers de ce déshonneur qu’elles ont réussi à acclimater malgré les appels à la raison de leurs ‘peuples. Et de la République…

Comme une malédiction
Dans l’une de ses comédies bien connue du public, un humoriste camerounais posant la problématique de la succession au sommet de l’Etat indiquait que si un autre. Beti venait à prendre le pouvoir, il vendrait toute la superficie sur laquelle est implanté le palais présidentiel pour s’enivrer de vin rouge. A sa manière, il dessinait les traits caractéristiques du Beti qui l’empêchent d’être un excellent manager. A tort ou à raison, les peuples de cés trois Régions sont considérés comme de jouisseurs impénitents qui ne savent que profiter du labeur des autres. Et cette description pour exagérée qu’elle puisse paraître, n’est pas loin de la réalité.

En effet, personne en l’état actuel des choses ne peut affirmer que le Cameroun surfe sur la bonne vague. Au contraire, rien ne va plus. La paix et la sécurité qui servaient d’argument pour présenter Paul Biya comme l’homme providentiel ne tiennent plus qu’à un fil. L’insécurité est galopante et les populations ne dorment plus qu’avec un œil fermé. Les conditions de vie se détériorent davantage. La ménagère a l’équation difficile devant les étales au regard des prix et de sa bourse. L’accès aux soins de santé n’est pas garanti. A l’approche de la rentrée scolaire, les parents se baladent avec de l’aspirine entre les mains pour stopper les maux de tête réguliers provoqués par les équations à plusieurs inconnus qu’il faut résoudre pendant cette période.


Et pourtant, le Cameroun est loin d’être un pays mal loti en termes de ressources naturelles. Tous les indicateurs sur ce plan sont plutôt au vert. Mais les gestionnaires de la fortune publique, parmi lesquels les ressortissants du Centre, du Sud et de l’Est, ont fait le choix de se servir du pays et de ses ressources pour leur propre réalisation. Laissant le 237 à l’agonie, celui qui le dirige à l’étroit, se rendant bien compte que faire confiance aux frères a été une erreur grave.

Une élite Coupable
Plus encore, l’homme du 6 novembre se rend bien compte qu’il n’a jamais eu une main heureuse dans ses castings. A quelques exceptions, il est rarement arrivé à mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Il est dans ce sens, victime de ses choix. Puisque ceux-ci ne lui ont jamais permis de tenir sa promesse de faire du Cameroun un pays prospère. Au contraire, la fièvre dont souffre celui-ci monte chaque jour qui passe. Le Cameroun agonise. Et les responsables se recrutent plus autour du chef de l’Etat. Parmi ses frères des trois Régions ici citées et ses beaux-frères. Car à la réalité, ils sont porteurs des stigmates de tous les maux qui minent la société camerounaise d’aujourd’hui.



Traîtrise et guéguerres fratricides
Au lieu de servir le pays pour conforter celui qui les nomme dans sa position au pouvoir, ils se servent plutôt de ses décrets comme assommoir et poison pour l’exterminer. Se bombant le torse d’appartenir au cercle restreint des confidents du chef de l’Etat, ils n’hésitent pas à utiliser leur position de pouvoir pour étendre leurs tentacules et se doter des moyens adéquats pour assurer leurs arrières en caâ de renversement du régime. Ils n’hésitent pas un seul instant à passer des deals .aussi bien avec les opposants au niveau national, qu’à l’international avec des théoriciens des coups d’Etat.

Les coups bas sont leur jeu favori. Ils se jettent les peaux de banane les uns devant les autres sans se froisser le visage. Laudateurs devant l’éternel, ils chantent les louanges au prince en journée. Mais la nuit, leur verbe incandescent est identique à la bave mortifère du dragon komodo. Déterminés à remplacer le « créateur», ils répugnent à fixer les limitent à leur science infâme. Dans leur mystique de la terreur, ils trouvent toujours le moyen de transformer « Jésus » en « Ba-rabas » devant le peuple. Si le chantre du Renouveau tient jusqu’à ce jour, c’est parce que le quatrième pouvoir réussit toujours à lui faire parvenir le vacarme de leur ignominie.

Gabegie et corruption au menu
Dans cette bestialité, ils se constituent le butin de guerre chaque fois que l’occasion leur est donnée. C’est ainsi qu’ils mettent sur pied chaque jour qui passe, des méthodes de corruption pour s’en mettre plein les poches. Ils vendent tout et grattent encore dans les maigres budgets alloués aux structures dont ils ont la charge. Comme de bons jouisseurs qu’ils sont, ils saoulent à l’eau de feu, tandis que l’écrasante majorité s’émeut et pleure. Comme des frivoles, ils rient ; mangent et festoient, remplissant leurs estomacs et leurs châteaux du fruit du labeur de la majorité qui souffre.

La preuve de leur gloutonnerie est donnée par les festivités liées à leur nomination, aux somptueuses villas cossues qu’ils encastrent dans des barrières dissuasives. Mais heureusement aussi dans les cellules qu’ils remplissent dans les prisons pour détournement de deniers publics. Car il faut bien le remarquer, depuis le lancement de l’opération épervier en 2006, les fils des trois Régions citées plus haut sont les plus nombreux derrière les geôles pour rapports incestueux avec la fortune publique. Il y a un peu plus d’un an, un confrère présentait la Mefou et Akono comme le département le plus représenté à la Prison centrale de Yaoundé pour cause de corruption. Si l’on observe attentivement les statistiques, on se rendra à l’évidence que les fils du Centre, du Sud et de l’Est bénéficient de plus de cellules dans les différentes maisons d’arrêt que d’autres camerounais.


Les ventriloques
Ceci, du fait que durant leur magistère, ils sont pour la majorité apôtres du langage du ventre. Ils n’écoutent que le message de l’estomac. Ceux des usagers qui les côtoient pour des besoins de service se rendent vite compte qu’ils parlent la bouche fermée, parce que celle-ci est toujours pleine et ne peut rien dire d’audible et d’intelligible. Pendant qu’ils ruminent ses misères, le petit peuple souffre le martyre. Il voit ses espoirs s’envoler et son destin volé par des privilégiés qui n’ont rien à faire de l’intérêt commun. Tout pour eux, rien pour les autres. C’est l’orientation politique qu’ils ont choisi au grand dam de la majorité. Ils n’apprécient que la masse de leur bourse et l’éclat de leurs palaces, héritage matériel et financier qu’ils légueront à leurs progénitures.

Et c’est à regret que l’on vit ce spectacle désolant en se rendant à l’évidence que le président de la République son excellence Paul Biya a impliqué ses frères à sa gouvernance. Il serait irréaliste de ne pas le reconnaitre. Les chiffres l’attestent et les avantages à eux réservés sont forts éloquents. Selon des statistiques non officiels, ces trois Régions représentaient un effectif de 20% à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam). Aujourd’hui, cet effectif aurait triplé. Hélas, au lieu d’aider le frère qui les a socialement fabriqués, ils confondent les affaires de l’Etat à une propriété familiale dont les frères et les beaux-frères peuvent se servir impunément.

Changement de cap
Si cet état de chose venait à perdurer, c’est le Cameroun et son dirigeant actuel qui en pâtiraient. Parce que, contrairement à d’autres Nations moins dotés de ressources naturelles, Le vert-rouge-jaune aura passé plus d’un demi-siècle d’indépendance sans pouvoir avancer sur le plan du développement. Et Paul Biya, parce qu’il n’aura pas tenu la promesse faite à ses compatriotes au moment de son accession à la Magistrature Suprême: celle de laisser un pays démocratique.

Un renouvellement de la classe gouvernante s’avère donc nécessaire et celle-ci devra, non plus privilégier l’entrisme des frères et beaux-frères, mais davantage intégrer toutes les couches sociologiques du pays à travers un casting qui aura la compétence pour boussole. S’il a lui-même fabriqué ces frères qui se sont servis de leur propre chef (aucun peuple n’étant prédestiné à voler), il a aussi le devoir de réparer cette injustice et peser de tout son poids avant d’aller prouver devant le tribunal de l’histoire, que sa gouvernance était… recevable.

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