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Actualités of Tuesday, 30 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Centrafrique : Les défis qui attendent Archange Touadera

Très attendu par le peuple Très attendu par le peuple

Faustin-Archange Touadera prend officiellement fonction pour un nouveau mandat de 5 ans, ce mardi 30 mars 2021, après sa réélection du 27 décembre 2020. Un mandat riche en défis.

Une fois investit, Faustin Archange Touadera aura quatre principaux défis à relever : la réconciliation nationale, le redressement de l’économie, la lutte contre les violences armées et la régularisation de la situation des réfugiés.

La réconciliation nationale

La réconciliation nationale le tient particulièrement à cœur. Dès sa réélection, se sont les premiers mots que Faustin-Archange Touadera a avancé. Selon lui, la Centrafrique doit se construire avec tout le monde. « Je tends la main patriotique à l’opposition démocratique afin de sortir notre pays du cycle vicieux de violences et de destruction. Au lendemain de mon investiture, nous allons poursuivre la réconciliation nationale afin de décrisper le climat politique pré et postélectoral », affirme le chef de l’État.

Depuis la période électorale, 13 des 16 candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020, conteste le scrutin et ses résultats, à cause du taux d’abstention suscité par l’insécurité qui secoue le pays. Le président réélu accuse l’ancien président Francois Bozizé , d’avoir « conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ; bien sûr, avec les mercenaires étrangers qu’il a recrutés et ses alliés politiques que vous connaissez tous, pour satisfaire son ambition personnelle ou familiale ».

Le redressement économique

La construction du pays dont rêve le président Archange Touadera, passe inéluctablement par le rétablissement des performances de son Etat, devenu le deuxième pays le plus pauvre du monde, selon l’indice de développement humain du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) de 2019. Ici, environ 71 % des 4,9 millions d’habitants, vivent sous le seuil de pauvreté, à en croire la Banque mondiale.
Un problème qui s’accentue davantage, avec la recrudescence des conflits dans le pays. Les groupes armés se disputent très souvent les richesses de la république centrafricaine à savoir, l’uranium, le diamant, l’or et le bois. Ce voisin du Cameroun, produit aussi le coton, le café et le tabac. Le bétail constituant également une source de revenus.

L’approvisionnement en produits alimentaires locaux et importés a beaucoup subi des perturbations qui « ont engendré une réduction drastique des stocks », signalent des commerçants. Récemment, pas moins de 1.000 camions ont été bloqués à la frontière avec le Cameroun, d’où provient une bonne partie de cet approvisionnement, impactant ainsi la structure des prix sur les marchés à Bangui.

Ramener la paix

Ainsi est-il plus qu’urgent de mettre fin aux violences armées en RCA. Elles font trop de morts aussi bien du côté des rebelles que chez les forces de défense et de maintien de l’ordre. Mankeur Ndiaye, représentant spécial de l’ONU en Centrafrique, ne dit pas le contraire lorsqu’il affirme dans un communiqué que « la Minusca a payé un lourd tribut avec sept Casques bleus tombés au service de la paix, depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les anti-Balaka, le 3R, le MPC et l’UPC, alliés à l’ancien président François Bozizé. Mais elle reste engagée à poursuivre son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections ».

La ville de Bangassou, située à 750 kilomètres à l’est de la capitale Bangui a pendant plusieurs semaines en début d’année 2021, été érigée en théâtre d’affrontement entre les éléments de Minusca et les rebelles. Depuis 2014, environs 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique, sont présents, en compagnie des paramilitaires russes, de l’armée du pays et des centaines de militaires rwandais.

La situation des réfugiés

Le président de la Centrafrique doit penser aux 60.000 personnes ( si l’on s’en tient au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Genève) qui ont fui les violences en Centrafrique depuis décembre 2020. On dénombre aussi, quelque 58.000 déplacés interne. 9.000 personnes venues de Centrafrique ont aussi trouvé refuge au Congo, au Tchad et au Cameroun, informe le point.fr.

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