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General News of Monday, 18 January 2021

Source: www.camerounweb.com

CamerounWeb Awards : le scandale qui a failli enterrer Ernest Obama

Son arrestation a surpris plus d’un et a fait le chou gras de la presse locale pendant plusieurs semaines. Le 18 juin 2020, contre toute attente, le tonitruant Directeur général de la télévision Vision 4 Ernest Obama fut arrêté sur son lieu de travail par des hommes en uniforme. Pieds nus, il sera conduit au SED où il passera plusieurs jours. Ernest Obama était accusé dans un premier temps « détournement de fonds, d’abus de confiance et de haute trahison ». Selon une partie de la presse camerounaise, le journaliste aurait mis en colère son ancien patron avec l’annonce de la publication de son prochain livre sur Paul Biya. D’autres sources évoquent également les liens du journaliste avec des hommes politiques centrafricains opposants au président Faustin-Archange Touadéra, ami personnel d’Amougou Belinga.





Les images de l’arrestation d’Obama diffusées au journal de 20h ont choqué plus d’un, poussant Me Claude Assira Engoute à commettre une tribune libre intitulée «Ernest Obama, la justice et nous».


L’avocat et enseignant d’université fustige la théâtralisation de l’arrestation de notre confrère. «Évidemment que l'arrestation d'Ernest Obama interpelle la conscience. Personne n'est au-dessus de la loi. Donc, si des infractions sont susceptibles d'être reprochées à M. Obama, il est normal qu'il soit invité à se justifier. Mais, le fait qu'il soit un journaliste controversé n'enlève en rien son droit aux garanties élémentaires reconnues au justiciable. Qu'on aime ou pas ce journaliste, on doit pouvoir exiger que la dignité humaine soit, en toutes circonstances respectées. La mise en scène orchestrée pour son interpellation, les moyens mis en œuvre sont tout simplement hallucinants et interrogent gravement sur le fonctionnement de la justice qui semble appartenir à ceux qui peuvent en disposer à leur guise », écrivit-il.


Malgré les interventions de plusieurs hauts dignitaires Beti, Amougou Belinga a refusé de retirer sa plainte. Le 25 juin, le Zomloa des Zomloa écrit au procureur de la République, lui demandant de libérer Ernest Obama tout en maintenant les poursuites contre lui. Il sera effectivement libéré le lendemain. Entre temps pendant sa détention au SED, ses amis et anciens collaborateurs se moquaient de lui sur les plateaux de Vision 4. Dans un reportage, Bruno Bidjang, qualifiait son ancien chef de jeune « loup aux dents longues ». Parfait Ayissi et Martial Owona l’ont accusé d’avoir empêché l'éclosion des compétences au sein de l’entreprise.

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