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General News of Tuesday, 12 January 2021

Source: www.camerounweb.com

CamerounWeb Awards 2020: qui sera le meilleur acteur de la société civile de l’année 2020 ?

Plusieurs acteurs de la société civile camerounaises se sont illustrés en 2020 de diverses manières. Camerounweb vous propos d’élire parmi les nominés ci-dessous votre personnalité de la société civile de l’année 2020.



Mgr Samuel Kleda

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Mgr Samuel Kleda est né en 1959 à Golompwi au Cameroun. De 2000 à 2007, il est évêque de Batouri et devient en 2009, il archevêque de Douala. En 2012, il a exprimé un certain désaccord envers le nouveau code électoral du Cameroun, et a condamné une certaine corruption fragilisant l’économie des États, à l’instar du Cameroun. Le 9 septembre 2014, il est nommé par le pape François : Père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille qui se déroulera du 5 au 19 octobre en qualité de président de la conférence épiscopale des évêques du Cameroun. L’archevêque de Douala a été très actif en cette année en mettant au point un traitement contre le coronavirus. Nommés Elixire Covid et ADSAK Covid,ce sont des produits qui se présentent sous forme de sirop utilisable par voie orale. Ils sont dans de petits flacons uniquement disponibles dans la clinique du prélat à Douala. Malgré la controverse que ces produits ont suscité, ils ont été utilisés par plusieurs camerounais dans le traitement de la Covid. « Nous avons vaincu le coronavirus. Les stocks des remèdes contre cette pandémie chôment depuis quelques jours dans nos hôpitaux catholiques car il n’y a presque plus de malades », déclarera le prélat lors de la célébration d’une messe en aout dernier, convaincu de l’efficacité de ses produits. Considérant la pandémie du coronavirus comme une menace relevant désormais du passé au Cameroun, l’archevêque confirme que le protocole de traitement qu’il a mis sur pied guérit bel et bien les personnes atteintes de la maladie. Il soutient d’ailleurs que ce médicament fruit des plantes naturelles a contribué à la guérison totale des milliers de personnes testées positives, y compris ceux qui étaient dans un état très critique. Indiquons que dans son combat permanent contre la Covid-19, le prélat a eu à installer plusieurs unités de prise en charge des patients au sein diocèse.
Outre la mise au point d’un traitement contre le virus, le prélat n’a pas hésité à s’en prendre sévèrement à la politique de gestion de la pandémie mise en place par le gouvernement. « Nous n’avons pas réagi assez vite (…) Le personnel médical manque d’équipements de protection. Le gouvernement doit prendre les bonnes mesures pour arrêter cette pandémie. Notre système sanitaire devra être efficace pour qu’on évite une catastrophe », a-t-il notamment déclaré sur la chaîne officielle de l’archevêché. Un mois avant la présentation de son traitement au public, Mgr Kleda organisait une procession religieuse avec ses prêtres afin de « placer le pays sous la protection de la Vierge Marie » et « accompagner les chercheurs » dans la quête d’un traitement efficace pour éradiquer la pandémie.

Fondation Ayah

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La Fondation Ayah est une organisation humanitaire, N'AYANT AUCUNE AFFILIATION POLITIQUE OU RELIGIEUSE, qui s'engage à préserver et/ou à améliorer la vie des personnes vulnérables dans le monde entier. Elle a commencé par un effort individuel pour améliorer la vie des orphelins, mais s'est ensuite transformée en une fondation qui s'engage à aider les personnes défavorisées à "franchir le fossé" du besoin et à réaliser pleinement leur potentiel. Sa vision est de tendre la main aux nécessiteux et aux pauvres dans le monde entier, ainsi que de sauver la vie des victimes qui n'ont pas d'autre solution de dernier recours. En 4 ans, la fondation Ayah s’est déplacé une dizaine de fois au Nigeria afin d’apporter son soutien aux réfugiés camerounais qui y séjournent. Au cours Cameroun, plusieurs voyages ont aussi été effectués dans les régions du pays. Objectif : assister victimes de la guerre du NOSO. Ces voyages ont aussi profité aux prisonniers des prisons de Yaoundé, Kumba, Buea ou encore de Bamenda. A Buéa et à Loum, ces sont des logements que la fondation a construits pour les personnes vulnérables et y prendre en charge les victimes de la guerre. La fondation Ayah dispose aussi d’un orphelinat basé à Buéa.
Pour récompenser ses actions, la fondation a été accusée par le régime de soutenir les sécessionnistes leurs fournissant des armes. Ces accusations ont valu au patron de la fondation Ayah une détention et un interrogatoire au SED en février dernier. Le président de la fondation était accusé de fournir à travers des dons humanitaires de sa fondation des armes aux sécessionnistes, en guerre 3 ans dans le NOSO contre l’armée et la police gouvernementales. Ces accusations ont été reprises par des télévisions notamment Vision 4 et son ex présentateur vedette Ernest Obama.
Malgré ces accusations, la fondation Ayah maintient le cap sur ses activités. Pour les prochaines années, la fondation Ayah annonce un grand projet : le projet d’urgence pour le grand nord. Estimé à 1 millions d’euros, il va prendre en compte les domaines de l’eau, la santé et l’éducation. Plus précisément, la fondation Ayah projette construire 60 ans points d’eau pour les populations du grand nord.

Maximilienne Ngo Mbe

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Maximilienne Ngo Mbe est la directrice exécutive du Reseau des Défenseurs des Droits de l’Hoimme de l’Afrique Centrale (Redhac), une coalition de défenseurs des droits de l’homme actifs les pays d’afrique centrale avec pour siège à Douala. A travers le Redhac, la défenseuse des droits humains travaille depuis quelques années pour la surveillance des institutions et procédures démocratiques au Cameroun particulièrement au cours de la présidentielle de 2018. Lanceuse d’alerte, elle a figuré en haut du classement du Magazine New African en 2019. Maximilienne Ngo Mbe, c’est aussi l’une des personnes qui mène des actions pour amener le régime de Yaoundé à faire la lumière sur plusieurs affaires, comme ce fut le cas suite au massacre de Ngarbuh survenu en février 2020. En effet, quelques jours après ce drame, la patronne du Redhac est montée au créneau pour contredire la version du gouvernement et exiger une enquête indépendante et transparente. Malgré les accusations du Minat (il accuse les ONG de recevoir de l’argent pour produire des rapports) et les menaces de mort, les diverses convocations dans les locaux du service de renseignements et l’incendie de son bureau à Douala, Ngo Mbe est restée droite dans ses bottes. « Il faut que nous soyons en possession du rapport intégral. Il y a des innovations dans ce rapport. Mais il faut que des membres de la société civile assistent à l’exhumation des corps. Ça permettra que la commission, la société civile et les Nations Unies soient accordés sur les chiffres », a-t-elle martelé après la publication du rapport du gouvernement.
Son combat suite au massacre de Ngarbuh n’est qu’une bataille de plus parmi celles qu’elle a déjà eu à mener. Elle s’est opposée contre plusieurs actions et thèses du gouvernement au sujet de la lutte contre Boko Haram, la crise anglophone et des exactions des forces de l’ordre. On garde encore tous en mémoire cette vidéo virale publiée par le site du Redhac présentant des hommes en tenues militaires qui abattaient à bout portant des femmes et leurs bébés dans le Mayo tsanaga et qui obligé le régime à mettre aux arrêts les militaires incriminés après avoir nier à plusieurs reprises la version du Redhac.
A la tête du Redhac, Maximilienne Ngo Mbe a commis plusieurs rapports qui ont accablé de hautes personnalités et hiérarchies militaires comme Abraham Alain Mebe Ngo’o et le colonel Ze, entre autres, aujourd’hui relevés de leur fonction. Malgré les menaces, Maximilienne ne compte pas lâcher prise dans ce combat contre les injustices qu’elle a entamé depuis 1989, alors qu’elle était encore élève au lycée classique d’Edéa.

Christian Bomo Ntimbane

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S’il y’a un acteur de la société civile qui s’est beaucoup exprimé, c’est bien lui : Me Christian Bomo Ntimbane. Du massacre de Ngarbuh au massacre de Kumba en passant par les élections législatives et l’arrestation des membres MCR, l’avocat camerounais inscrit au Barreau de Paris a fait entendre sa voix. Avocat et activiste de l’État de justice au Cameroun s’est fait remarquer durant toute cette année par ses nombreuses prises de position et opinions à charges publiées contre le régime Biya. « Cameroun n'est pas une démocratie encore moins une jeune démocratie », a-t-il par exemple répondu au discours du nouvel an du 31 décembre dernier de Paul Biya.
Au lendemain du massacre de Kumba, il a été l’un des premiers à tenir le régime de Yaoundé de ce tragique drame. « Inciter les enfants à aller à l’école dans une zone de guerre et de guerila parce qu’on veut montrer que la situation est politiquement maitrisée, c’est en faire des boucliers humains, c’est les exposer à la mort, pour est-il, sauver l’image d’un homme et de son régime. Le régime Biya, sans être coupable est de ce fait néanmoins responsable de la mort de cette dizaine d’élèves et de nombreux autres blessés et mutilés dans ce collègue de Kumba attaqué à l’arme de guerre », a-t-il écrit. Dans le massacre de Ngarbuh, il a apporté son soutien à Equinoxe Tv, accusée de complicité avec les sécessionnistes par le régime de Yaoundé. « Équinoxe qui est devenue la cible des autorités, est la plus grande chaîne de télévision du Cameroun en termes de qualité des émissions. Il faut absolument être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître. En outre, nous pouvons constater que la plupart des journalistes de médias privés qui se distinguent au Cameroun sont passés soit par radio Équinoxe, soit par Équinoxe Tv, y compris ceux de la presse écrite par La Nouvelle Expression » commente l’avocat.
Il prône un départ du régime Biya et une alternance pacifique à la tête du Cameroun.

Stand Up for Cameroon

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Stand Up for Cameroon est un mouvement citoyen non violent crée en 2016. Composé de partis politique, d’organisations de la société civile, de personnes individuelles, Stand Up for Cameron veut former, informer et de faire agir les camerounais pour la transition politique dans le pays. Me Alice Nkom, Père Ludovic Lado, Cameroon patriotic, l’Upc Manidem, le CPP de Kah Walla, figure principale de ce mouvement, sont entre autres les personnes ou parti que l’on peut retrouver au sein de stand up for cameroon.
Durant toute l’année 2020, le mouvement s’est illustré par son initiative « Friday in black ». Il s’agit pour Standd Up for Cameroon à travers cette mobilisation pacifique de tous les vendredis de demander la libération de tous les prisonniers politiques du Cameroun et défendre le respect des droits fondamentaux au Cameroun. Au cours d’une conférence de presse organisée fin septembre, la leader de Stand Up for Cameroon avait dénoncé les arrestations arbitraires des manifestants du 22 septembre et appelé à une grande manifestation. « Il faut que l’Etat du Cameroun cesse avec les arrestations arbitraires qui ne respectent pas la loi. Nous ne pouvons pas avoir un Etat voyou. Le rôle de l’Etat c’est d’être garant des libertés et de l’Etat de droit. Quand l’Etat commence à kidnapper les Camerounais, les mettre dans une situation où on ne peut pas leur rendre visite, l’Etat est en violation directe de la loi » lançait Kah Walla. Ces déclarations vont lui falloir quelques jours plus tard l’encerclement de son domicile par la police. « Au réveil, police tout autour du bureau plus ma maison. Ils disent : je suis assignée à résidence. J'interroge sur la base juridique », pouvait-on lire sur ses réseaux sociaux. Une assignation qui sera de courte durée. Aujourd’hui, plusieurs membres de Stand Up for Cameroin arretés le 22 septembre dernier sont toujours en détention.

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