Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 10 27Article 552043

General News of Tuesday, 27 October 2020

Source: Actu Cameroun

Cameroun : voici le plan d'extradition des activistes pro ambazoniens

Dans un éditorial paru dans les colonnes de Cameroon Tribune, elle accuse implicitement ces Organisations si promptes à donner des leçons sur les droits de l’Homme.


Marie-Claire Nnana, la directrice de publication du quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, dénonce le silence des ONG face à la tuerie des enfants samedi dernier à Kumba. Dans son éditoriale, elle accuse implicitement ces Organisations « si promptes à donner des leçons sur les droits de l’Homme ».



«... ont-elles fermé les yeux sur le droit des enfants à vivre en paix et à aller à l’école ? A se taire en ce moment critique, elles courent le risque de se décrédibiliser davantage. Elles n’auraient plus dès lors aucune légitimité à tancer les forces de l’ordre et l’armée camerounaises sur des bavures supposées. Car leurs diatribes, déjà suspectes de partialité, seraient jugées arrogantes et totalement déplacées », déplore-t-elle.



Les pays « amis » doivent expulser ces terroristes


S’agissant des pays « amis » au Cameroun, Marie-Claire Nnana estime qu’ils doivent prendre leurs responsabilités face à ces artificiers. En les expulsant ou en les jugeant pour leurs crimes les sécessionnistes camerounais qui vivent sur leurs terres. Mieux, en asséchant leurs financements, s’ils ne veulent pas donner le sentiment d’encourager le chaos dans notre pays, pour des raisons qui leur sont propres.


« Ce qui vient de se produire à Kumba est un double déni : Déni de conscience, les séparatistes estimant qu’ils dirigent la conscience des Camerounais et décident en leur lieu et place de la gestion du droit des enfants à l’éducation. Déni d’humanité, qui les autorise à massacrer des élèves comme des bêtes au nom de l’idéal séparatiste. Cet acte suggère qu’ils ont désormais le droit de vie et de mort sur les enfants et leurs enseignants, dès lors qu’ils enfreignent les règles des milices sécessionnistes… », analyse la patronne de Cameroon Tribune.



En plus d’assurer la sécurité dans le NoSo, écrit l’éditorialiste, le gouvernement devra surtout continuer comme par le passé, à favoriser la justice sociale. Mais aussi les équilibres nécessaires entre les diverses strates de ce pays complexe, à favoriser le retour des réfugiés du Nigeria, à démobiliser et déradicaliser la jeunesse naïvement enrôlée dans les milices, tout en assurant sa réinsertion sociale, et surtout à reconstruire les infrastructures en ruines après quatre ans d’exactions.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter