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General News of Saturday, 4 July 2020

Source: camerounactuel.com

Cameroun : tristes révélations sur les derniers jours de Victor Fotso


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Le 19 mars 2020, une figure importante de la vie camerounaise s’est éteinte. Victor Fotso, l’un des hommes d’affaires les plus importants du Cameroun, est décédé à l’hôpital américain de Paris en France.
Ceci est déjà connu et le patriarche de Bandjoun a été porté en terre le 20 juin dernier. Dans un climat de tension particulière. L’enterrement de celui qui était également maire de la commune de Bandjoun n’a pourtant pas marqué la fin de la polémique autour de ses derniers jours. Des jours qu’il aurait passés tout seul !

Certains pourraient en profiter pour faire de l’esprit, pour tirer des leçons de vie, pour dire que l’on ne meurt pas toujours comme on a vécu. Aucun membre de la famille pourtant immense de Victor Fotso n’a été présent à ses côtés au moment de son décès à Paris. Aucun des proches ou amis, dont on pouvait penser qu’ils étaient plutôt nombreux, n’a accompagné ses derniers moments. Une lettre de Valérie Richard de direction juridique et compliance de l’hôpital américain de Neuilly donne des détails stupéfiants sur le décès de son patient.

Cette correspondance du 26 juin 2020 est une réponse à une sommation interpellative servie à l’hôpital le 02 juin à la demande de Mme Megho Tangho Line Chantal, épouse Fotso. Elle avait pour but d’obtenir des informations sur la prise en charge du corps de Victor Fotso. La réponse révèle l’isolement dans lequel s’est retrouvé l’homme après son décès.

«A titre liminaire, nous tenons à vous rappeler que les normes juridiques actuellement en vigueur, ne permettent pas à l’Hôpital Américain, qui ne dispose pas de chambre mortuaire, de conserver le corps d’un patient décédé. Puisqu’il n’a pas été possible. au Directeur de l’Hôpital de joindre ou de retrouver dans un délai de dix heures à compter du décès du patient Monsieur Victor Fotso l’une des personnes ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, conformément aux dispositions de l’article R. 2223-76 du CGCT, le corps de Monsieur Victor Fotso a été transféré au funérarium de Ménilmontant le 20 mars 2020», écrit Valérie Richard.

Questions
Ce transfert était clairement à des fins d’inhumation ou de crémation. D’après nos sources, c’est l’ambassade du Cameroun en France qui, saisie, a’pu empêcher cette issue. L’homme d’affaires qui est décédé à l’âge de 93 ans était pourtant marié à 25 épouses et laisse 122 enfants ! Et des questions, nombreuses, surgissent. Comment ? Pourquoi ? Que s’est-il passé pour que pendant dix heures de temps l’hôpital ne puisse joindre personne pouvant se charger des modalités pour récupérer le corps ? S’agit-il d’une situation voulue ?

Ou simplement, par le plus curieux des hasards, toute la grande famille Fotso et tous ses autres proches se sont éloignés de lui au moment où il était au plus mal ? Difficile à croire.

Jean Jules Fotso, médecin et fils de l’homme d’affaires, dans un témoignage, donne une piste pour comprendre l’isolement dans lequel s’est retrouvé son père en France. «Ce témoignage a pour objectif non seulement d’aider à faire éclater la vérité sur ce qu’ont été les derniers mois de vie de notre père, mais également je ne puis laisser dire sans les contredire certaines allégations de ma sœur Laure Toukam, épouse Njitap, allégations selon lesquelles nous, sa fratrie, aurions abandonné à elle seule notre papa dans son état de santé chancelante», écrit-il dans un texte signé le 15 juin dernier, soit quelques jours avant l’inhumation du défunt.

Il fait le récit des efforts vains qu’il a déployés pour rencontrer son père hospitalisé en France. «Tout récemment, j’étais à Paris du 06 au 17 mars 2020, ou je voulais rendre visite à papa, sachant qu’il n’allait pas bien et qu’on ne nous donnait aucune information à son sujet.

Le 06 mars, jour de mon arrivée, j’ai appelé son aide de camp en la personne de Clément pour obtenir un rendez-vous : c’était la règle, et je la respectais tant bien que mal, cette règle-là. Clément m’a fait savoir que les consignes avaient été données par Laure pour que les visites soient strictement limitées et surtout filtrées par elle-même, et donc il était impossible pour moi de voir papa à l’hôpital, et qu’il me conseillait par conséquent d’attendre quand il sera de retour à la maison pour espérer le voir.

Ne comprenant pas trop pourquoi on peut dans un hôpital empêcher même a un médecin de voir un membre de sa famille, mais en même temps soucieux de respecter les règles incompréhensibles qui m’étaient imposées, surtout qu’il m’a dit que sa sortie de l’hôpital semblait être imminente. Je lui ai donc dit de m’informer quand papa sera à la maison. Quelques jours d’attente plus tard, le numéro de Clément ne répondait plus», raconte Alain Jules Fotso.

Plan ourdi
D’après son témoignage, il y a eu une évolution au cours des derniers mois des rapports de son père avec certains de ses enfants. Une distance s’était créée, mais pas forcément du fait du père. Le médecin raconte qu’habitué pendant des années à s’occuper de la santé de son père, il n’avait plus été sollicité depuis un moment. Et il a une explication à cela : «Les choses ont commencé à changer quand ma sœur Laure, dame Ndjitap, a pris les choses en main. Ça se passait comme si nous autres étions devenus indésirables auprès de papa. J’étais sur place à Yaoundé quand elle faisait venir des confrères de la même ville pour aller à Bandjoun soigner papa à mon insu ; je n’apprenais cela que longtemps après».

Le médecin pense qu’il s’agissait d’un plan ourdi par sa sœur pour l’éloigner, ainsi que certains autres frères, du vieux Fotso. Son témoignage, dit-il, vise à prouver que ses frères et lui ont toujours été disponibles pour leur père. «Les derniers mois nous faisions face à un blocus autour de lui, permettant à Laure de faire croire à Papa qu’il n’avait aucun garçon valable parmi les siens et que les seuls hommes sur lesquels il pouvait compter étaient ses deux gendres Geremi ét Bernard, même celui que papa a toujours appelé son fils adoptif l’honorable Albert Kouinche a été écarté», conclut-il.

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