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General News of Wednesday, 5 August 2020

Source: cameroonvoice.com

Cameroun: massacres des prisonniers politiques torturés sur leur lit d' l'hôpital

Interpellés pendant les remous sociaux dans les régions à majorité anglophone du Cameroun, certains civils quoique blessés lors des affrontements sont soumis à des traitements inhumains dans les hôpitaux du Cameroun.


Hôpital central de Yaoundé, des malades pas comme les autres suscitent la curiosité sur leur lit d’hôpital. Alors qu’ils sont gravement atteints par des blessures et autres fractures limitant leurs capacités motrices, les prisonniers de la guerre dans le Noso sont enchaînés, sans remord sur leur lit de malade. Selon le personnel médical, ces prisonniers ne sont pas en capacité de fuir, mais les geôliers ont tenu à leur passer des menottes jointes à leur lit. Ces derniers ne peuvent se déplacer pour des besoins essentiels de santé que lorsque la menotte est ouverte par des gardiens de prison.

L’inconfort de ces dernier est permanent. Ils se blessent régulièrement après des gestes brusques et même pendant leur sommeil. Il sont privés de tout mouvement au cœur de la nuit. Un acte barbarre qui n’a rien pour émouvoir le régime de Yaoundé qui a imposé une guerre inutile aux populations des deux régions à majorité anglophone du Cameroun depuis quelque 5 ans.

Le Cameroun est pourtant un État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Convention contre la torture, qui interdisent tous les deux la torture et les autres mauvais traitements. La détention au secret prolongée est une forme de peine ou de traitement cruel, inhumain et dégradant. Le mensonge et la diversion sont ses principales armes pour voiler ces injustices. On se souvient que tenu pour responsable dans les massacres de Ngarbuh en février dernier, le gouvernement s’était employé pour démentir cette nouvelle avant de se voir confondu par les faits que les organisations internationales comme Human Rights Watch dénoncent régulièrement.

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