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xxxxxxxxxxx of Monday, 21 December 2020

Source: L'Elite N°56

Cameroun : les pontes du régime se dressent contre Paul Biya

Alors que plusieurs conseillers régionaux, de par l’ensemble du territoire national, s’apprêtent à solliciter la confiance de leurs collègues, nouvellement élus, afin de présider à la tête des conseils régionaux, voilà que les anciennes habitudes refont surface. Le comité central vient de mettre en place ses fameux mandataires dans les dix régions avec pour missions de convoyer les directives du parti pour les élections du bureau des conseils régionaux. Ce qui n’est pas, à priori, une mauvaise chose. Ce qui l’est, c’est cette volonté manifeste, de certains pontes du régime à imposer leurs pions sans consistance, carencés de légitimité et déficitaires du minimum d’épaisseur intellectuelle, pour des desseins inavoués.

Pendant que le chef de l’Etat manifeste la volonté de voir « émerger de nouvelles figures », certains de ses affidés, eux, se livrent à un jeu trouble, en imposant leurs pions pour fausser les dés du développement lancés par l’homme du 06 novembre, à travers la politique de mise en place de la décentralisation. Que ce soit au grand Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest, c’est la même ambiance. Des tractations au niveau du comité central du Rdpc se bousculent. Chaque ponte du régime, ministre, puissants Directeurs Généraux, et autres membres du sérail, veut imposer ses connexions. La machine des réseautages a pris le dessus. Les alliances sont faites.

Les compromissions aussi. Les valises d’argent circulent. Les tractations de tout genre se font à tous les niveaux de prise de décisions. Et, la pression monte d’un cran, à quelques jours de la tenue des sessions de plein droit des tout premiers conseils régionaux. Selon la volonté du chef de l’Etat, que ces gens disent servir, les conseils régionaux sont appelés à jouer un rôle primordial dans le développement de notre pays. Il est de ce fait nécessaire, pour l’atteinte des objectifs escomptés, que les femmes et hommes à placer à la tête de ces instances de développement, soient à la hauteur. C’est-à-dire, qu’ils soient sérieux, compétents, dotés de bonne foi et de bonne moralité. Bref, qu’ils soient choisis parmi les meilleurs profils que regorgent ces conseils.

Il faut laisser que les programmes des protagonistes s’affrontent. Et que ceux qui auront charmé et convaincu les conseillers régionaux soient choisis libre en toute démocratie. Le Rdpc a investi tous ces conseillers. Il n’a plus besoin de faire la police derrière eux. Car, ils bénéficient déjà de son onction. Surtout qu’il est temps que des nouvelles figures émergent quelque soient les Régions et les Départements pour bousculer les vieilles habitudes des caciques octogénaires sclérosées par l’usure du pouvoir qui sont déterminés à maintenir le pays en panne. Selon ces grabataires même si tout bouge, rien ne doit changer et même si tout change, rien ne doit bouger.

C’est toujours les mêmes qui doivent décider au sein du parti du flambeau qui étonnement, est déterminé à embraser le Cameroun par son management charlatanisme et d’une étrange opacité. Parmi les 90 conseillers régionaux élus dans chaque région, nul doute qu’il y’a des talents énormes, des potentialités. Et effectivement, chaque Région a juste besoin d’être dirigée par une personne non seulement intelligente mais d’une probité morale avérée, ambitieuse et ayant un projet qu’elle soit son département d’origine. Tous sont déjà de la même région. Ils n’appartiennent plus à un arrondissement ou à un département. Donc, il n’est plus temps de questionner l’origine de celui qui est appelé à diriger le conseil régional.

Il n’est non plus question de forcer la main du Président de la République en voulant lui imposer mordicus un Président du Conseil Régional natif de tel département, sous prétextes qu’il est moins nanti en décrets présidentiels alors que parmi les 90 élus de cette Région, il y a de bons profils. Il faut que les candidats au poste de Président du conseil régional s’affrontent à travers leurs programmes et que les 90 conseillers décident d’eux-mêmes de qui mérite d’être leur président du conseil régional. Car, pour l’instant, ils sont les seuls à pouvoir apprécier les CV des candidats. Les camerounais n’ont plus besoin des candidats qui ont pour seul projet politique : « investis par le Comité Central ». Cette manière de faire n’a jamais été en faveur du développement local tant voulu par Paul Biya. Et tout porte à croire que ces caciques du régime rament à contre-courant et donc contre Paul Biya

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