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General News of Wednesday, 2 December 2020

Source: koaci.com

Cameroun : les dessous du soulèvement des avocats contre le barreau

Les avocats ne sont pas tous d’accord sur le mouvement d’humeur prônant le non-port de la robe, le boycott des audiences criminelles et du contentieux électoral du 30 novembre au 4 décembre 2020. Selon ces avocats, la résolution du Conseil de l’ordre est « discriminatoire » et porte les germes d’une « extrême injustice ».


Dans une démarche conjointe, plusieurs avocats camerounais ont dénoncé le caractère « discriminatoire » de la résolution du Conseil d de l’ordre qui appelle à cinq jours de « justice morte ».

Selon ces avocats, l’incident survenu le 10 novembre au tribunal de Douala-Bonanjo, ayant motivé la résolution du Conseil de l’Ordre, est consécutif à une affaire « foulant la déontologie » de leur « noble » profession.


Selon leur interprétation de l’arrêté portant homologation du règlement intérieur du barreau du Cameroun, la résolution du conseil de l’ordre serait de nature à créer des « frustrations ».

Cette résolution aurait un « dessein inavoué d’empêcher une catégorie d’avocat, d’assurer la défense des intérêts de certains de leurs clients dans le cadre des contentieux bien spécifiques ? » S’interrogent des avocats.


Des spécialistes du contentieux électoral estiment qu’avec une telle résolution, ils ne pourront saisir l’occasion qui s’offre à eux tous les cinq ans de défendre leurs clients tandis que leurs confrères exerceront normalement la profession et gagneront noblement leur vie.

« Comment expliquerez-vous à un avocat qui ne pratique que le contentieux criminel qu’il ne puisse pas travailler pour subvenir à ses besoins, pendant qu’en face, son confrère qui s’est spécialisé au civil […] vaquera normalement à ses occupations et gagnera noblement sa vie ? » Demandent ces avocats au bâtonnier.

Le mouvement d’humeur lancé par le conseil de l’ordre des avocats est entré en vigueur lundi. Pendant cinq jours, ils sont appelés à protester contre les violences policières et les violations des droits de leurs clients.

Pour l’heure ce mouvement d’humeur est largement suivi sur l’ensemble du pays.

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