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General News of Tuesday, 13 October 2020

Source: Actu Cameroun

Cameroun : les avocats de Bibou Nissack saisissent le barreau

Me Sother Menkem l’avocat d’Olivier Bibou Nissack et d’Alain Fogue dénonce la violation de ses droits lors d’une de ses visites de travail à ses clients.

Me Sother Menkem a décidé de s’adresser à Me Claire Atangana bâtonnier par intérim de l’Ordre des avocats du Cameroun. L’avocat d’Olivier Bibou Nissack et d’Alain Fogue arrêtés dans le cadre des marches du 22 septembre 2020, raconte avoir été maltraité par un gendarme lors d’une visite faite à ses clients. La visite s’est faite au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) où les deux militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) sont détenus.

«Je n’ai jamais été aussi humilié depuis que je défends les droits des plus vulnérables. Je n’ai jamais vu ma qualité d’avocat foulée au sol de la manière que je vous décrirais ci-après. En effet, tout commence le Jeudi 08 Octobre 2020 quand je décide de rencontrer une douzaine de mes clients gardés dans les cellules du Service Cental des Recherches Judiciaires logé au sein du Secrétariat d’État à la Défense. Je suis arrivé à l’entrée dudit service à 15 heures 40minutes précisément. Le gendarme en service au poste m’a fait savoir que je ne pouvais pas voir mes clients après 15 heures 30minutes. J’ai rebroussé chemin et le lendemain je suis venu un peu plus tôt à 8 heures 30 minutes. Après les formalités d’identification, le gendarme de service m’a indiqué que je ne peux voir mes clients qu’après avoir reçu l’autorisation de sa hiérarchie. J’ai patienté près de deux heures de temps sans rencontré ladite hiérarchie. Une tO1s de plus je suis rentré sans voir mes clients», raconte Me Sother Menkem.

Et de poursuivre «ce jour, 12 Octobre 2020, j’ai cncore pris sur moi de rencontrer mes clients, parmi lesquels Monsieur Olivier Bibou Nissack et le Professeur Alain Fogue pour une séance de travail. J’ai franchi cinq postes de contrôle pour obtenir les autorisations requises pour avoir accès à ces infortunés. Je n’ai eu que l’autorisation d’échanger avec mes clients pour 10min comptant en présence de deux gendarmes. Bien que violant le secret professionnel de communication entre l’avocat et ses clients, j’ai tout de même accepté. Au vu du temps très court alloué à l’échange, j’ai pris sur moi de dresser une fiche de travail pour résumer nos échanges. A l’issue de nos échanges entre avocats et clients en présence constante des gendarmes, j’ai vu ma fiche de travail brutalement arrachée et empochée par un certain Lieutenant Ngangso».

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