Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 04 30Article 594637

General News of Friday, 30 April 2021

Source: Kalara N°381

Cameroun : le parquet accusé de lenteur dans l'affaire William Sollo

Les débats avancent à pas de tortue autour du procès du détournement présumé de 125,2 millions de francs qui oppose la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) à son ancien directeur général (DG), Jean William Sollo, en compagnie de M. Nono Kounatse, promoteur de l’entreprise Socabat, M. Abega et M. Ndzie Alois, to cadres à la Camwater. Tous les accusés comparaissent libres devant le Tribunal criminel spécial (TCS) excepté l’ancien DG.


Enrôlée pour la première fois en audience publique en août 2018, cette procédure est loin de connaître un dénouement. En tait, c’est en compte-goutte que le ministère public fait comparaître ses cinq témoins. Lors de la dernière audience ténue le 12 avril 2021, les avocats de la défense ont haussé le ton contre la stratégie du procureur en rappelant aux juges qu’ils ne disposent que d’un délai maximum de 9 mois pour boucler le jugement d’un dossier. Ce coup de gueule est intervenu au terme de l’audition du troisième témoin de l’accusation, M. Ekodeck Daniel l’ancien directeur technique à la Camwater.

Dans ce procès, on fait le reproche à Solb d’avoir autorisé le paiement de la somme querellée en 2013 au profit-de M. Nono Kounatse, en règlement d’une prestation que l’accusation qualifie de fictive. En 2009, la Socabat avait en effet remporté auprès de la Camwater deux des trois lots du marché de construction du châ-teau d’eau du quartier Bonaheri à Douala.

S’agissant du lot N°l, la Socabat devait mener des études préalables à la sécurisation du site, à la construction des logements du personnel ainsi que des voies d’accès au chantier. Concernant le bt NO 2, la Socabat devait avoir terminé ses études, «aider la Camwater» à monter un dossier d’appel d’offres relatifs aux travaux de la réalisation du projet. Ce qui constituait le bt NO 3. C’est l’entreprise African Sari qui a remporté le marché de construction du château de Bonaberi. Le problème : l’accusation prétend que M. Soilo a autorisé les paiements litigieux abrs que le rapport des travaux confiés à la Socabat n’a jamais été approuvé par la Camwater.

Pendant son interrogatoire, M. Alain Ekodeck a expliqué que l’entreprise Afri,c^n Sari s’était appuyée sur les études réalisées par la Camwater elle-même pour exécuter le marche. Il raconte que sous l’ère Basile Atangana Kouna comme DG de la Camwater, M. Nono Kounatse avait déposé un premier rapport îles travaux qu’on lui avait confié, mais ledit rapport n’avait pas été validé «parce qu’il y avaittrop d’insuffisances constatées lors du rendu des études». On avait exigé au patron de la Socabat d’aller revoir sa copie.

«Est-ce que l’administration de la Camwater dirigée par M. Sollo avait-elle finalement validée les travaux d’études concernés ?», interroge le ministère public. M. Ekodeck va se montrer confus en répondant tantôt par la négative, en indiquant tantôt que le rapport ne lui était pas destiné, mais qu’il tient l’information d’une source interne à la Camwater.

«Pourquoi vous n’avez pas vu les autres rapports ?», interroge le tribunal. «Nous n’avons pas eu accès à ce nouveau rapport. Il n’a pas été transmis à l’équipe technique», avoue le témoin affirmant que le deuxième rapport déposé par la Socabat avait été réceptionné par sa hiérarchie : le maître d’ouvrage qu’était M. Sollo . L’attitude du témoin a arraché de petits sou» rires à la défense. L’affaire revient le 1 er juin prochain pour l’interrogatoire des autres témoins de l’accusation.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter