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General News of Wednesday, 23 December 2020

Source: Actu Cameroun

Cameroun : le bilan noir de l'armée en 2020

Le pays de Paul Biya n’a cessé de compter les morts en cascade dans les régions anglophones de même qu’il enregistre de mauvais points au plan politique visible par le musèlement de l’opposition.
Au terme de cette année 2020 marquée par l’échec du gouvernement observé sous plusieurs aspects de la vie politique nationale les réalités sans doute mélancoliques démontrent les insuffisances des. autorités face à la gouvernance. Le tableau des manquements indiquerait l’alerte rouge.

Un bilan sécuritaire effroyable
L’émoi de la communauté nationale et internationale dans la gestion de la crise qui secoue le Nord- Ouest et le Sud-Ouest depuis quatre ans a fait couler beaucoup d’encres et de salives. Dans la chronologie des lamentations le massacre de Ngarbuh perpétré par l’armée camerounaise dans cette localité de Kumba le 14 février dernier est devenu un symbole de la barbarie militaire sur les populations. L’écho de cet assassinat de 23 civils innocents a finalement contraint le gouvernement a validé l’hypothèse d’une tuerie militaire niée par les autorités aux premières heures du crime.

Dans la même liste des meurtres commis par les hommes en tenue le rappel des sept écoliers dont l’âge varie entre 9 et 12 ans tombés sous les canons des militaires le 24 octobre dernier fait grossir le registre des horreurs initiées par les soldats camerounais dans les régions dévastées par4 les violences. Les illustrations pareilles ne sont pas exhaustives. Elles témoignent des pleurs et des larmes des familles grandes perdantes de la razzia des commandos sur le terrain.



La situation dans ces zones fait perdre à l’État le contrôle de ces localités où régnent en maîtres les sécessionnistes armés de même qu’elle expose les habitants sans défense au centre d’une mort causée par les ambazoniens et les soldats. Cependant cet état d’insécurité s’est prolongé dans les autres villes du pays.

À Yaoundé l’on chiffre pour cette année 2020 qui s’achève quatre cas d’explosion à la bombe artisanale ayant fait plus d’une vingtaine de blessés graves. Pareillement les exilés internes surabondent Douala, Nkongsamba, Bafoussam, Yaoundé et bien d’autres agglomérations où les maisons d’accueil sont surpeuplées des fugitifs de la guerre également éparpillés au Nigeria.

Une année caractérisée par l’enchaînement de l’opposition
Le chapitre de la privation des libertés individuelles et du musèlement de l’opposition pourrait inspirer les témoins de la confiscation du pouvoir par le régime de Yaoundé. Les marches pacifiques organisées par le mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) principal parti de l’opposition camerounaise ont malheureusement conduit les manifestants pacifiques derrière les barreaux.

Les récentes dates du 22 septembre et du 06 octobre dernier grand moment prévu pour les « marches blanches » ont connu une invasion des forces de police et de gendarmerie bourreaux des participants à la manifestation pacifique et des journalistes reporters eux – aussi victimes des violations des forces du maintien de l’ordre. Une situation qui inclut à la suite des obstacles contre l’opposition la privation de la liberté de la presse.



L’assignation à résidence surveillée le 20 septembre dernier de Maurice Kamto principal opposant de Paul Biya confirme la volonté des dirigeants à garder la mainmise sur le pouvoir qu’ils détiennent depuis 38 ans. Ils sont près d’un millier de citoyens incarcérés dans les prisons pour la simple raison d’avoir participé à une marche pacifique. Leur emprisonnement fait l’objet des interventions régulières .de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme et des libertés.

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