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General News of Wednesday, 3 June 2020

Source: newsclic.info

Cameroun : la vidéo de l'assassinat du journaliste Samuel Wazizi par l'armée


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Le journaliste de Buea, Samuel Wazizi, est déclaré mort. Selon la télévision Equinoxe, le journaliste est mort « en quelques jours de détention des suites de blessures subies après son arrestation », précise Mimi Mefo.

Pendant plus de 300 jours, ses avocats et sa famille avaient épuisé toutes les options légales pour le voir, en vain.

302 jours après son arrestation, le journaliste de Buea, Samuel Wazizi, n’avait toujours pas été vu par sa famille, ses avocats et ses collègues.

Les avocats de Wazizi avaient dû formuler une procédure de demande d’habeas corpus pour la deuxième fois. Le premier habeas corpus a été rejeté pour «citation injustifiée de la loi». La Haute Cour de Fako avait de nouveau ajourné l’affaire au 9 juin, 3 jours après son 33e anniversaire.

Toutes les tentatives pour avoir juste un aperçu de Wazizi se sont avérées vaines. Sa disparition vient s’ajouter à celles de plusieurs autres attachés de presse arrêtés dans l’exercice de leurs fonctions.

Awah Thomas, Paul Chouta et Wawa Jackson sont quelques-uns des attachés de presse emprisonnés au Cameroun alors que d’autres ont été attaqués.

Avant la déclaration de sa mort, des groupes de défense des droits et des journalistes comme le Comité pour la protection des journalistes, le CPJ, avaient demandé leur libération en vain.

«Depuis le début de l’affaire, les autorités camerounaises ont bafoué leur obligation légale d’accorder à M. Abuwe Samuel (alias Wazizi) ses droits à une procédure régulière en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Droits (Charte africaine) », déclarait récemment l’American Bar Association.

“Les autorités doivent cesser d’essayer de forcer des journalistes comme Samuel Wazizi à suivre la ligne du gouvernement sur le conflit séparatiste au Cameroun en les harcelant et en les intimidant par des détentions illégales et des violations flagrantes de l’État de droit”, poursuivait Angela Quintal, coordinatrice du programme Afrique du CPJ.

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