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General News of Friday, 19 March 2021

Source: Actu Cameroun

Cameroun : l’écotourisme menacé dans le Grand-Nord

L’urgence de développer les aires protégées s’impose.
Les aires protégées constituent une richesse pour le Septentrion. Elles regorgent en effet de diverses populations d’animaux représentatifs de la faune africaine. On y trouve entre autres : lions, girafes, panthères, hyènes, gorilles, chimpanzés, éléphants, pangolin et autres espèces fauniques. Toutes ces ressources animalières sont une grande curiosité pour les touristes. Mais, l’apport des aires protégées sur le développement de l’écotourisme est allé décroissant dans tous les domaines.



C’est que, autour de ces parcs, plusieurs réseaux criminels se sont tissés entraînant ainsi la montée vertigineuse du braconnage transfrontalier dans le parc national de Bouba Ndjida qui est d’ailleurs le plus grand habitat d’espèces fauniques au Cameroun, le braconnage local s’est aussi accentué dans le parc national de Waza. L’insécurité due aux exactions de la secte terroriste Boko Haram dans les parcs nationaux de Mozogo Golcoro, de Waza, l’orpaillage clandestin, la transhumance des bovins, les changements climatiques, le manque d’infrastructures routières ne sont pas en reste dans la descente aux enfers de l’écotourisme au Cameroun.

Par ailleurs, les conflits hommes-faunes qui se soldent par la mort de certains animaux .comme le Lycaon qui est en voie de disparition dans l’Adamaoua apprend-on. La mort d’une lionne et de ces lionceaux dans la localité de Hounangaré. La mort de la lionne dans le Sultan de Woulki dans l’arrondissement de Makary. De même, le massacre des éléphants et de plusieurs autres animaux. –

Toutes ces menacés concourent à freiner le développement de l’écotourisme dans le Grand-Nord : « L’écotourisme est une forme de tourisme durable axée sur la découverte et l’interprétation du patrimoine naturel et culturel tout en participant au développement durable des territoires. Ce tourisme permet la protection de l’environnement par la sauvegarde des écosys-x ternes et la conservation des aires protégées et vise également à faire entrer des devises», explique Adama Saidou, le directeur de la Promotion du développement durable au Ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded).

l En outre, l’écotourisme permet la découverte, l’interprétation et la valorisation de l’ensemble du patrimoine culturel du territoire (historique, architectural, artisanal, religieux, gastronomique, littéraire…) Et naturel (fauné,’ flotte, géologie.) Il vise également à l’observation, à la compréhension des paysages… pour exemple la région du Nord regorge également d’importants sites touristiques qui attire les touristes comme le parc de Bouba Ndjida dans lequel on retrouve le buffle noir qui n’existe plus partout ailleurs a-t-on appris. Toutefois, il reste encore un vaste champ peu exploré, un gisement d’emplois et d’énormes opportunités à saisir pour l’éclosion de ses régions. D’ailleurs, son développement n’est pas l’affaire d’un ou de deux départements ministériels. C’est un travail de tous.

Développer les aires protégées
Le développement des parcs nationaux au Cameroun bénéficie d’une petite attention de la part des services publics compétents. Pour preuve la plupart des projets autour des parcs ont été gérés par les partenaires au développement notamment la coopération allemande nous renseigne une source.

En outre, un Plan d’urgence pour la sécurisation des aires protégées (Pausap) avait été mis sur pied en avril 2012 à la suite du massacre des éléphants au parc national de Bouba Ndjida. «Les esprits avisés étaient formels : ces massacres offraient une occasion inespérée au sous-secteur de la faune de bénéficier de la sympathie nationale et d’un intérêt pour la communauté internationale. Des années après, le secteur n’a pas engrangé les bénéfices escomptés», renseigne une source digne de foi.

«Le Pausap avait été estimé à 126 milliards FC fa. Il avait été élaboré de concert avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun. Les problèmes soulevés ne manquaient pas de pertinence. Le personnel était en sous-effectif dans les parcs.

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