Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 09 02Article 616759

Politique of Thursday, 2 September 2021

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : l’armée refuse les dons de sang du MRC

L’armée refuse les dons de sang du MRC L’armée refuse les dons de sang du MRC

• L’opération est refusée par l’armée

• Le MRC voulait faire de don de sang

• Boko Haram comment des exactions dans l’Extrême-Nord


Selon les informations relayées par Joseph Ateba, porte-parole du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l’armée a interdit une opération de don de sang que compte mener la formation politique pour venir en aide aux victimes des attaques de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

Selon la note du secrétaire régional du MRC, Dandi Ousman que CamerounWeb a pu consulter, l'opération de sensibilisation et de don de sang devrait avoir lieu à « l'hôpital militaire de Maroua en fonction de la disponibilité de ce service concernant la date. Ceci en soutien aux soldats victimes des exactions de la secte Boko-Haram dans notre région ».

Le porte-parole du MRC est choqué par le refus opposé par les autorités militaires à cette offre dont les victimes avaient pourtant besoin. Il reste convaincu que cette décision est motivée par des considérations politiques.
« Quand on connaît la carence en réserve dans les banques de sang de nos hôpitaux, on a de la peine à croire qu’un responsable chargé de sauver des vies a pu refuser une telle offre juste par ce qu’elle vient d’un parti politique considéré comme ennemi du pouvoir que l’on sert », a déclaré Joseph Ateba.

Pour le lanceur alerte Boris Berlot la décision de l’armée est inacceptable du point de vue moral. « L’armée vient d’opposer une fin de non-recevoir. Si vous n’avez pas encore vu ce qu’on appelle mauvais cœur et méchanceté faites un tour au Cameroun. Même lorsqu’il faille sauver des vies leur haine à l’égard de Kamto triomphe. Ça c’est inacceptable d’un point de vue moral », a -t-il publié.

Les populations ainsi que les militaires camerounais sont régulièrement attaqués par les groupes armés terroristes se réclamant de la secte islamique Boko Haram. La visite du ministre de la défense Beti Assomo dans cette région il y a quelques semaines n’a pas changé la donne.

Rejoignez notre newsletter!