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General News of Monday, 14 December 2020

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : il tente de tuer sa femme avec un fer à repasser (vidéo)

Selon l'activiste N'zui qui a publié la vidéo, les faits se sont déroulés à Tombel, dans la région du Sud-Ouest. Dans une courte vidéo, un homme est aperçu avec un fer à repasser à la main en train de donner de violent coup à une femme qui serait son épouse. Cette dernière tente de s'échapper à son agresseur en se réfugiant dans une chambre de la maison. La scène suivante la montre dans un lit d'hôpital.




La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elle ne connaît pas de frontières, qu’elles soient économiques, sociales ou géographiques. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.

Au Cameroun, neuf femmes sur dix ont été, au moins une fois, victime de violence soit physique, soit sexuelle ou tout simplement émotionnelle de la part de leur partenaire, l’homme qui partage leur vie. Ce problème est un défi pour les communautés qui doivent briser une culture du silence qui souvent maintient l’oppression, la discrimination et la servitude à l’égard des femmes.


Selon les Nations Unies, 70 % de femmes dans le monde sont victimes de violences au cours de leur vie et une femme sur cinq est victime de viol ou de tentative de viol ; plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales, principalement en Afrique.

Au Cameroun, 54.54% de femmes sont victimes d’abus psychologique, 50.24% des violences économiques, 24% des adolescentes ont subi le repassage des seins et 1.4 % ont été victimes de mutilations génitales féminines.
Selon l’Association de Lutte contre la violence faite aux femmes (ALVF), Concernant les violences faites aux femmes au Cameroun, en 2011, les statistiques démontrent qu’au niveau national :


– 55% des femmes (de 15-50 ans) ont déjà subi différentes formes de violence au-moins depuis l’âge de 15 ans,
– 20% des femmes ont été forcées d’avoir leur premier rapport sexuel,
– 14% des femmes ont déclaré avoir subis des violences pendant qu’elles étaient enceintes


– 29 % des femmes déclarent avoir été victimes d’actes de violences sexuelles à n’importe quel moment de leur vie
– Dans le couple : 45% des femmes ont subis des violences physiques, 20% des violences sexuelles et 42% des violences morales…
Il est aussi signalé que :


– 51,4% des actes violents ont été commis par les maris et/ou partenaires…
– 48% des victimes déclarent n’avoir jamais recherché de l’aide…
– 39% des victimes n’ont jamais parlé à personne de la violence qu’elles subissent ou qu’elles ont vécus
Par conséquent, Les types de violence rencontrés au Cameroun sont :


? Les violences physiques ;
? Les violences verbales ;
? Violences émotionnelles ou psychologiques ;
? Les violences économiques.
? Les pratiques culturelles néfastes (les Mutilations Génitales Féminines (MGF), le mariage forcé, le mariage précoce.
? Les violences institutionnelles


Il peut aussi être ajouté comme violence culturelle au Cameroun le fait que la femme ne soit qu’une machine pour fabriquer les enfants ; dès les bas âges, la fille est éduquée pour servir le garçon, petit qu’il soit elle doit le servir. La femme n’a pas droit à la parole en public devant les hommes.
– Dans la culture de l’Extrême – Nord une fille n’est pas permise de passer devant les hommes avec les chaussures aux pieds, elle doit d’abord les déchausser avant de passer.


– Dans la société Bamiléké, la virginité de la femme est une vertu obligatoire d’où le bannissement des filles-mère avec des méthodes hautement répressives et parfois inhumaine, la liberté féminine est constamment bafouée. Les filles sont l’objet de dénigrement et leur sexe avili par la complicité de la tradition, le corps de la femme est humilié dans son intégrité pour être enfin confisqué par l’homme (le chef de famille). Lorsqu’un homme meurt sa femme doit subir des épreuves : Les rites de veuvages qui sont accompagnés des rites d’innocence.. Il s’agit de justifier son innocence par des rites corporels. La femme étant considéré comme un bien familial celle-ci devenant veuve est obligée de s’unir à l’un des hommes de sa belle-famille pour perpétuer la lignée.
La plupart de ces actes de violence sont perpétrés par une personne connue du survivant, et nombre d’incidents sont prémédités. Généralement, certaines violences ont perpétrées par des personnes connues et proches des victimes. Et très souvent ce sont les familles ou les proches qui tolèrent ces violences et rendant ainsi la dénonciation difficile.
L’ACTION DES POUVOIRS PUBLICS
Les Violences faites aux femmes font parties des priorités nationales au niveau institutionnel central et décentralisé.
En effet, ces dernières années, des efforts considérables ont été enregistrés:
– Réflexions qui ont conduit à un nouveau contenu du code pénal
– la politique nationale a été adoptée
– considération du genre dans le code électoral
– Plan d’action lié aux résolutions 1325 et connexes du conseil de sécurité des nations unies sur les femmes, paix et sécurité
– La mise en application des dispositions réglementaires contre les VBG
– L’intégration de la problématique des VBG dans le système judiciaire ;
– La promotion des femmes à tous les niveaux des administrations publiques et privées et à des postes de commandement y compris dans les forces de défense et de sécurité; 13
– L’implication des femmes dans la lutte pour leur autonomisation.



– Considérer la problématique des violences comme une pandémie nationale: Mettre davantage de budget sur les problématiques des femmes et des filles
– Promouvoir l’accès équitable des filles et des garçons, des femmes et des hommes à l’éducation, à la formation et à l’information ;
– Améliorer l’accès des femmes aux services de santé notamment en matière de santé de reproduction ;
– Promouvoir l’égalité des chances et d’opportunités entre les femmes et les hommes dans les domaines économique et de l’emploi ;.
– Promouvoir un environnement socioculturel favorable au respect des droits de la femme ;
– Renforcer la participation et la représentativité des femmes dans la vie publique et la prise de décision ;
– Renforcement le cadre institutionnel de promotion du genre
– Amener les communautés à briser la Culture de silence par complicité de la femme elle-même dans ses attitudes d’acceptation passive et la culture de silence par la domination masculine



En dépit des efforts consentis, la condition de la femme camerounaise est faite de violences. De la sous-scolarisation des filles au septentrion à l’accès difficile des femmes à des postes de responsabilité, au crédit, au foncier et aux biens de production de façon générale en comparaison aux hommes. Au regard de cette situation, «Personne ne doit être blâmé pour le problème, MAIS CHACUN DE NOUS EST RESPONSABLE POUR LA SOLUTION » ainsi, il est important qu’ «Ensemble, nous nous engagions pour une société non-violente et égalitaire respectueuse des droits humains. »

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