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General News of Tuesday, 12 January 2021

Source: camer

Cameroun : des milliers de cartes d'identités cherchent preneurs

A Yaoundé, les commissariats sont remplis de ces documents non récupérés, en même temps que des usagers affluent pour pouvoir les retirer.

« Je me déplace avec ma déclaration de perte depuis 2018. J’ai défilé ici en vain. Vendredi dernier, j’ai reçu un message téléphonique, m’annonçant que ma carte nationale d’identité est disponible ». Hier au commissariat central n°1 de Yaoundé, Pierre Amoulle espère entrer en possession de sa pièce d’identité. Comme d’autres usagers, il fait la queue devant l’unité de police située au centre-ville de Yaoundé. A 11h, son document est récupéré par la préposée à la distribution. Une fouille effectuée dans le lot de cartes rangées par ordre alphabétique, et Pierre Amboulle est délivré. « Je ne savais honnêtement pas que je pourrais effectivement récupérer ma carte aujourd’hui », assure-t-il, ému.

L’espace est davantage sollicité ce lundi matin. En plus de ceux qui disent avoir vérifié leur statut sur la plateforme web dédiée, d’autres viennent comme d’habitude, s’enquérir sur place de la disponibilité de leurs pièces. Le poste d’identification du commissariat central n°1 s’est organisé à cet effet. Au regard de l’étroitesse de l’espace et de l’exigence de distanciation physique, les usagers sont appelés par vague de dix. Ils consultent d’abord le babillard pour s’assurer que leurs noms figurent effectivement sur les rapports d’expédition venus du centre de production de ces pièces d’identité. « Nous affichons sur ce babillard les noms au fur et à mesure que les cartes arrivent. Les usagers dont les récépissés sont arrivés à expiration s’assurent de la disponibilité avant de réclamer la pièce ou d’obtenir une prorogation du récépissé », indique l’officier de police Kakian Zoua, chef dudit poste d’identification. Des centaines de noms y sont listés. Tout comme les milliers de cartes rangées dans des caisses par ordre alphabétique.



Au commissariat de sécurité publique du 3e arrondissement à Nkolndongo, on est allé plus loin. Les cartes reçues sont rangées par ordre alphabétique et par sexe. « Cela facilite la fouille lorsque les usagers viennent demander leurs cartes », souligne le commissaire divisionnaire Nguen Sany, chef de cette unité de police. Au poste d’identification, les près de 8000 cartes biométriques en attente de retrait sont classées dans des box différents des anciennes cartes. Des cartons de près de 3000 cartes y attendent leurs propriétaires. Certaines ont une validité courant jusqu’en 2025. Celles dont la validité a expiré sont rangées ailleurs. « Nous recevons en moyenne 200 à 300 usagers par jour pour le retrait des cartes. Le souci, c’est souvent que certains ont des problèmes de double identité.

Soit ils ont mal rentré les informations les documents au moment de l’enregistrement, soit ils ont effectué cette opération dans plusieurs postes d’identification », ajoute le commissaire divisionnaire. Pour fluidifier le service, des officiers de police orientent les usagers dès le portail d’entrée. Ils sont reçus par groupe de 10 à 20 pour ne pas alourdir la fouille. Objectif : remettre le maximum de cartes disponibles.

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