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General News of Thursday, 22 April 2021

Source: L'Anecdote n°1174

Cameroun: ces rivalités qui plombent le service public

De façon répétitive, des décisions suivies de contre décisions prises par les agents de l’Etat déteignent sur l’efficacité des résultats escomptés dans diverses administrations.
Parmi ces cas qui parlent, la décision n° 152/AP /J03/SAAJP du 10 mars 2021, du préfet de la Lekié décidant de façon unilatérale du redéploiement du personnel enseignant relevant de la délégation départementale des enseignements secondaires de sa localité. Un acte qui vient énergiquement d’être annulé par la ministre en charge des Enseignements secondaires Pr Nalova Lyonga qui en voit une cuisante ingérence.

Pour le personnel enseignant, cette « gifle est un message envoyé à la préfectorale dont les décisions et l’ambition démesurée conduisent souvent à ce type de dérives. Ou c ‘est le fait de leur appellation chefs de terre ? », s’interroge un professeur de lycées à la recherche d’outils de compréhension de la décision préfectorale.

Le 1er mars 2021, lorsque Jean Jacques Léngue Malapa, maire de la commune de Douala 1er décide de la fermeture momentanée de 7 écoles municipales à l’effet de procéder à leur désinfection, les parents et la communauté éducative n’ont pas hésité à saluer cette opération de prévention au covid-19.



Au lendemain de l’entrée en vigueur de cette décision, Benjamin Mboutou, préfet du Wouri va instruire le maire à reconsidérer son acte. Dans l’esprit de justifier son action, l’autorité administrative explique en des termes dépourvus de courtoisie que cette « note de service portant fermeture des écoles maternelles communales de Douala 1er est reportée pour atteinte à la cohésion sociale nationale et incompétence de son auteur ».

Le message-fax du 7 avril 2021 signé par Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du développement local à l’attention des préfets, interdisantle port de l’uniforme avec inscription « police municipale » sur le dos semblable à la police nationale arborée par certains agents municipaux, répondait de l’impératif à réduire la confusion installée entre les deux corps.La décision ministérielle fait suite aux multiples accrochages entre ces agents accusés de commettre des abus sur les usagers. La tendance chez ces derniers étant de se substituer à la police nationale. Un exercice qui a souvent débouché à des escarmouches entre les deux entités.

Ces clichés loin d’être exhaustifs viennent néanmoins témoigner de ce que de plus en plus, le service public est soumis à l’épreuve des antagonismes dans notre pays. Chaque jour et ce sur l’ensemble du territoire national, des cas de conflits de compétences mettant aux prises, l’autorité administrative avec ces différents démembrements ou contre les élus locaux sont relevés. Certains par un excès de zèle ont pris des libertés jusqu’à outrepasser leur domaine de compétence. Généralement la gestion publique de certains pans lucratifs de la société est à l’origine de ces mésententes qui ont pour unique conséquence, le pourrissement de l’efficacité du service public national.

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