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xxxxxxxxxxx of Tuesday, 6 April 2021

Source: cameroon-info.net

Cameroun : ces nominations qui fâchent à la DGSN

Selon un article publié dans le journal Le Messager de ce mardi 6 avril 2021, les dernières nominations des fonctionnaires de police ont été l’objet «de tripatouillages et de marchandages».


Les dernières nominations des responsables dans les services centraux et extérieurs de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale ont-elles été l’objet de tripatouillages et de marchandages ? Le Délégué Général à la Sûreté Nationale, Martin Mbarga Nguele, a décidé d’y voir clair. Il a adressé, via le secrétariat général, un message aux directeurs et délégués régionaux, «afin qu’ils fassent parvenir «sous huitaine», la liste du personnel nommé contenant des retraités, des décédés, des doublons, des fonctionnaires appelés à d’autres fonctions sans postes, des postes vacants», renseigne le journal Le Messager de ce mardi 6 avril 2021.

Pour mieux comprendre la genèse du vaste mouvement intervenu au sein du corps de la Police nationale le 18 mars 2021, le journal, qui cite des sources internes, révèle que «le secrétaire général, le Commissaire divisionnaire, Dominique Baya, après avoir préparé avec minutie ces textes, les a soumis au DGSN pour arbitrage et appréciation. Ce dernier, a coté le dossier au chargé d’études n°4 qui est par ailleurs son fils, de surcroit, professeur des lycées et d’enseignement général (PLEG). C’est entre les mains de celui qui fait la pluie et le beau temps dans la police, que les mouvements parvenus à la présidence de la République, ont subi des tripatouillages. Il en va de même des recrutements sur concours des jeunes Camerounais dans ce corps, au cœur de moult marchandages et de favoritismes», peut-on lire.

Parmi les curiosités de ces nominations, le journal évoque le cas de Pierre Bilong, Commissaire divisionnaire, promu délégué régional de la Sûreté nationale pour le Nord, alors qu’il jouissait de sa retraite après avoir occupé, comme dernier poste celui de commissaire central n°3 de la ville de Douala, qui était piloté du reste par un intérimaire désigné par le patron de la police dans le Littoral, le commissaire divisionnaire, Raymond Essogo.

«Quand bien même, il serait encore en activité dans sa nouvelle casquette de délégué régional de la Sûreté nationale du Nord, comment comprendre que son plus proche collaborateur, le commandant du GMI, plus ancien commissaire divisionnaire et supérieur du divisionnaire Bilong, par le passé, soit désormais sous les ordres de ce dernier ?», s’interroge Le Messager.

En parcourant les actes présidentiels nommant les responsables à la police, poursuit le journal, on ne peut s’empêcher de remarquer que certains moins gradés sont promus pour commander les plus gradés et les plus anciens. «Une incongruité ! Toutes choses qui sont aux antipodes de l’orthodoxie dans la police», lit-on.

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