Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 04 03Article 585979

General News of Saturday, 3 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : arrestation du médecin qui a diffusé les images du cardinal Tumi

Les informations qui parviennent à la rédaction de CamerounWeb font état de l’arrestation du médecin et de l’infirmier censés préparer le corps du cardinal Christian Tumi décédé ce jour. Il leur est reproché d’avoir violé l’intimité de l’homme de Dieu.

« La police a arrêté ce matin à Douala un médecin et une infirmière, qui étaient apparemment présents lorsque le cardinal TUMI est décédé aux premières heures de cette matinée fatidique du samedi 3 avril 2021. Au lieu de transporter le cadavre à la morgue, le personnel médical a plutôt filmé le défunt prélat allongé sur son petit lit et la vidéo a immédiatement faire le tour sur les médias sociaux », ont indiqué nos confrères de ABK Radio

Selon les premières informations abondamment relayées sur les réseaux sociaux, le cardinal Christian Tumi serait décédé à la clinique Idimed. Les investigations du confrère Léopold Chendjou ont révélé qu’il n’en est rien. L’ancien archevêque de Douala a rendu l’âme à sa résidence. Sa dépouille a été filmée par l’infirmier détaché par une structure catholique de la ville de Douala pour ses soins. Ce dernier explique les raisons de son geste dans l’enquête de Léopold Chendjou.

Apres une minutieuse enquête, menée à l’Archevêché de Douala, à la clinique IDIMED et auprès des sources judiciaires et policières nous pouvons affirmer que le cardinal Christian Tumi est bel et bien décédé dans sa chambre de l’archevêché de Douala. Contrairement à une certaine rumeur diffusée sur les réseaux sociaux, le prélat émérite n’est pas mort à la clinique IDIMED. Toujours d’après nos enquêtes, l’auteur de la diffusion de la vidéo du corps sans vie du Cardinal dans sa chambre a été interpellé. Il s’agit d’un infirmier en service dans une structure hospitalière catholique de la ville de Douala, commis pour veiller sur le prélat. Il serait passé aux aveux. Mieux, il aurait justifié son acte odieux par son désir de prouver à son épouse qu’il était effectivement à son poste de travail la nuit du décès du cardinal. Le personnel de la clinique IDIMED n’est donc en rien concerné par ce scandale. Dans les locaux de cette structure sanitaire en plein cœur de Bonapriso, vérification faite, aucun personnel soignant n’a a été entendu à la police. « Ils savent ou ils sont allés chercher leur information. Si nous étions le 1 er avril, on comprendrait. Personne n’a été interpellé ici…» ironise un infirmier rencontré par le reporter. A l’archevêché, l’émotion est encore bien perceptible. La mort du cardinal Tumi est sous toutes les lèvres. C’est surtout la violation post mortem de son corps qui semble choquée. Un prêtre rencontré sur les lieux exige un châtiment exemplaire contre l’auteur de la vidéo. « Il ne s’est pas caché longtemps. Il a clairement avoué avoir fait cela. La police judiciaire, a qui l’enquête a été confiée avec des instructions de diligence « depuis Yaoundé » nous a confirmé l’interpellation de l’infirmier. « Il a avoué le forfait » Soutient notre source.



Une ONG réclamait des enquêtes

L’ONG Mandela Center International, spécialisée dans la défense des droits humains condamne avec la dernière énergie la diffusion sur les réseaux des derniers instants de l’ancien archevêque de Douala, le cardinal Tumi. Elle appelle les autorités camerounaises à ouvrir en urgence une enquête afin de situer les responsabilités.

« Mandela Center International porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il vient de découvrir, avec la plus grande consternation, une vidéo montrant les derniers instants du Cardinal Christian WIYGHAN TUMI, tournant en boucle sur les réseaux sociaux.
Mandela Center International condamne, avec la plus grande fermeté, cette violation grave des droits de l’Archevêque émérite camerounais.
Mandela Center International rappelle à l’opinion que la notion de dignité de la personne humaine, en droit international des droits de l’Homme, a été introduite dans la PUBLICATION OF THE REMAINhumains possèdent une « dignité inhérente » (Préambule) et qu'ils « naissent libres et égaux en droits et en dignité » (article 1er).


Mandela Center International rappelle que le respect de la dignité des personnes nécessite cependant aux professionnels du social et de la santé de connaître les principes de la dignité et les situations ; de concilier l'intimité, la confidentialité et le respect dans son travail ; de transmettre ses règles à tous les professionnels de santé.


Mandela Center International exige, IMMEDIATEMENT et avec la plus grande fermeté, des autorités Camerounaises et en particulier au Ministre de la Santé publique, Dr MANAOUDA MALACHIE, l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités de cet acte ignoble.


Mandela Center International exige que les auteurs de cet attentat à la pudeur et à la dignité humaine soit immédiate mis aux arrêts et que cette clinique de Douala soit immédiatement fermée.
Mandela Center International se réserve le droit des actions à mener.
Le Secrétaire Exécutif Permanent »

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter