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General News of Saturday, 23 January 2021

Source: Cameroon Info

Cameroun : accusé de fuir le Noso, Mboutou Zé se défend

L’employé de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale est revenu sur le plateau de «Equinoxe Soir», du vendredi 22 janvier 2021, sur les véritables raisons de son absence à la délégation régionale du Nord-Ouest et de l’Ouest, où il est nouvellement affecté.

Invité de l’émission «Equinoxe Soir» sur le plateau d’Equinoxe TV, le vendredi 22 janvier 2021, Joseph René Mboutou Zé, cadre de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), tombé en disgrâce avec sa hiérarchie, a confirmé son intention de quitter le navire, mais a également tenu à élaguer la polémique qui enfle au sujet de son «départ volontaire» de la CNPS, parce qu’affecté dans une zone de guerre.

«Ces derniers temps, j’ai assez lu des choses sur moi dans les réseaux sociaux. Je voudrais rappeler à ceux qui ont la chance de m’écouter ce soir, que j’ai été affecté à la Direction régionale de l’Ouest/Nord-Ouest, dont le siège est à Bamenda, et ceux qui pensent que je ne suis pas allé prendre service, qu’il se méprennent parce que je suis effectivement allé prendre service dans cette direction régionale», a-t-il révélé.

Ce militant du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) souligne qu’il bénéficie par ailleurs d’un congé annuel, et qu’à terme, il se rendrait dans son nouveau lieu d’affectation, sans doute pour formaliser son acte de démission.

«Actuellement, comme tout agent d’un service public, je bénéficie d’un congé annuel qui doit s’arrêter le 2 février (2021). Mais entretemps, il y a d’autres événements en cours qui m’obligent à ne plus vouloir continuer sur le même bateau avec le manager actuel de la CNPS. Ce n’est pas parce que j’ai pas peur de Bamenda», assure Mboutou Zé.

L’ex-chef de service du contrôle employeurs et du contentieux au Centre de prévoyance sociale de Maképé à Douala, à qui il est reproché au sein de l’opinion d’être resté dans le déni du délitement de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ne démord pas pour autant.

«Je reste constant dans ma posture de dire qu’il y a bien évidemment une insécurité dns les régions du NOSO. Mais ne sommes pas encore au stade où on doit crier sur tous les toits dans le monde entier qu’il y a une guerre dans ces régions là», argumente-t-il.

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