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Actualités of Thursday, 8 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : Jeune Afrique crée la polémique en utilisant l’expression ‘talibans’

Le journal remonde aux origines de l’expression Le journal remonde aux origines de l’expression

• Jeune Afrique s’approprie l’expression Talibans

• Le journal remonde aux origines de l’expression

• Il estime que Maurice Kamto est victime de sa meute



Le magazine panafricain Jeune Afrique a publié jeudi 08 juillet 2021 un article intitulé, Cameroun : Maurice Kamto peut-il s'affranchir des "talibans"? Pour la première fois, le journal appelle les sympathisants du MRC actifs sur les réseaux sociaux "talibans". Cette expression est pourtant généralement utilisée par les détracteurs du parti de Maurice Kamto. Jeune Afrique remonte aux origines de l’appellation dont il attribue la paternité à Paul Eric Kingué décédé en mars 2020.

« Si Paul Eric Kingue est décédé à la fin du mois de mars après avoir contracté le Covid-19, l’expression lui a survécu. Aujourd’hui, sont considérés comme des « talibans » aussi bien les activistes pro-Kamto, qui ont accompagné sa candidature en 2018 et qui continuent de le défendre bec et ongles sur la toile, que les membres d’organisations qui mènent des opérations coup de poing contre le président Biya au Cameroun et à l’étranger, à l’instar de la Brigade anti-sardinard (BAS) », écrit le journal qui indique également que l’armée numérique de Maurice Kamto lance régulièrement des « Fatwas » contre des cadres du parti au pouvoir. Il cite entre autres les cas du politologue Mathias Owona Nguini et de l’économiste Dieudonné Essomba.

« Victime des attaques répétées de ses adversaires, auxquels il avait choisi d’opposer le silence, Kamto a pu compter sur l’enthousiasme parfois immodéré de ses partisans, lesquels s’en sont violemment pris aux principaux cadres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Le vocable de « meute » est alors apparu sur la toile, popularisé par des leaders d’opinion tels que le politologue Mathias Eric Owona Nguini ou l’économiste Dieudonné Essomba, principales victimes de leurs « fatwas », précise le journal.

Le revers de la médaille

Quelques jours avant l’organisation de la marche du 3 juillet 2021 à Paris, Maurice Kamto avait fait une sortie politique pour dénoncer l’usage des propos haineux dans le paysage politique Camerounais. Selon Jeune Afrique, le mal est déjà fait et le président du MRC serait déjà victime des agissements contreproductives de sa meute.


« Mais chaque médaille a son revers et, pour Kamto, les « talibans » se sont avérés être autant un atout qu’un handicap. Car au fil des mois, les invectives initialement réservées aux membres du parti au pouvoir se sont retournées contre certains des alliés ou ex-alliés de Kamto. L’économiste Penda Ekoka, l’avocate Michelle Ndoki ou encore Célestin Djamen, qui avait pris une balle lors des manifestations organisées par le MRC en 2019, ont tour à tour subi les foudres des « talibans » après avoir publiquement pris des positions différentes de celle de Kamto », écrit Jeune Afrique.

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