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General News of Thursday, 1 October 2020

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : INTERIS, une société française accusée de broyer ses employés

Un employé de la société française INTERIS désespéré par les mauvais traitements de son employeur, brise le silence et raconte l’ambiance peu enviable qui règne au sein de l’entreprise au lanceur d’alerter Boris Bertolt.
“ L'entreprise en question c'est INTERTIS Cameroun située aujourd'hui à Bastos juste à côté de la résidence du Nigeria. Dans ce grand immeuble beaucoup de jeune camerounais y travaillent comme des esclaves. Son patron véreux s’appelle Charles Emmanuel Berg.


INTERTIS est un centre d'appel et comme le gouvernement nous a abandonné à nous même là-bas nous avons que des devoirs et presque pas de droit. La preuve toutes les semaines nous avons des programmes de travail de 46 voire 48 heures avec des heures supplémentaires obligatoires comme on appelle dans notre entreprise qui sont non seulement mal payées car ne respectant aucune loi en vigueur.
Notre entreprise est aujourd'hui d'après la délégation régionale de travail "l'entreprise qui bat tous les records en matière de sanctions et de non-respect de règles" mais que faire car au Cameroun seuls les riches ont la parole et bafouent tout.
Venez donc voir les salaires qu'on nous donne à la fin du mois. D'ailleurs si tu n'es pas content tu libère son entreprise car d'autres personnes n'attendent que cela. Croyez-moi nous sommes dans une entreprise ou le licenciement est donné comme des bouts de pains. Pas d'assurance maladie alors qu'on prend le risque de rester au téléphone pendant 46 heures chaque semaine.
Quand vous parlerez de cette entreprise sur la toile en interne on nous demandera de venir commenter pour dénoncer et réfuter tout ce que vous direz j'en ai déjà l'habitude car c'était déjà le cas lors de votre dernière publication sur l'affaire Ngambet.

Que mon pays laisse des jeunes se tuer à la tâche pour une entreprise française qui ne les considère pas je dis il faut que ça cesse.
Suite à tout ce que nous vivons là-bas nous avons décidé de se syndiquer nous qui pensons qu'il faut qu'on respecte nos droits. Et depuis lors nous ne vivons que des menaces et beaucoup sont aujourd'hui à la porte car ayant reçu des licenciements pour perte de confiance avec des fautes que seul le juge pour définir.

Encore faut-il que le dossier soit jugé car au tribunal, les affaires contre INTERTIS sont empilées et jamais conclues car le Cameroun est le Cameroun vous le savez mieux que moi. Nous avons des droits. Nous allons nous battre mais nous devons être protégés par notre gouvernement.”

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