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General News of Thursday, 30 July 2020

Source: Actu Cameroun

Cameroun: Human Rights Watch flingue les séparatistes


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Les milices sécessionnistes sont pointées du doigt par l’ONG d’avoir exécuté des travailleurs humanitaires, un médecin, un enseignant ainsi que du massacre de six civils dans les régions anglophones très récemment.

À la suite de l’ONU qui a décidé de les placer dans la liste des organisations terroristes si elles ne conformaient pas au respect des droits de l’homme et du cessez-le-feu pour permettre aux citoyens de ces deux régions de se soigner contre le Covid-19, et de John Fru Ndi, leader du SDF qui vient de cracher du venin contre eux, les mouvements sécessionnistes sont aux abois. En fait, Human Rights Watch, l’une des officines qui jusqu’alors brillait par des rapports à charge contre les forces de défense et les autorités dans le cadre de l’insécurité en zones anglophones vient de tirer à boulets rouges sur les exactions commises par les milices terroristes dans ces deux régions.

D’après Human Rights Watch, en dépit des négociations entamées avec le gouvernement, les groupes séparatistes se sont rendus coupables de l’assassinat de six civils, de l’exécution de travailleurs humanitaires, de médecins, d’enseignants très récemment. Dans le rapport du 27 juillet 2020, curieusement violent contre les atrocités commises contre des civils par les séparatistes, l’ONG rapporte que le 16 mai, des séparatistes armés, ont tué un homme d’affaires de 48 ans devant son magasin au quartier Azire à Bamenda, l’accusant de collaborer avec les forces de sécurité gouvernementales.

« Deux jeunes séparatistes sont arrivés à moto », a déclaré un témoin à l’ONG, «ils se sont arrêtés devant son magasin et l’ont appelé. Quand il est sorti, l’un d’eux lui a tiré dans le ventre à trois reprises. L’épouse de la victime a déclaré que les séparatistes avaient à plusieurs reprises demandé à son mari de ne pas fournir d’informations aux forces de sécurité, y compris quelques heures avant sa mort.» Quand ils ne tuent pas ceux qu’ils considèrent comme des collabos de l’armée, les séparatistes opèrent un chantage sur les populations et exigent le versement aux «.Red Dragons», un groupe séparatiste armé, d’une somme de 15 OOOFCfa pour l’achat des munitions, comme l’attestent des notes déposées dans des domiciles à Mamfe, région du Sud-Ouest, courant juillet.

Le rapport dressé par Lewis Mudge, directeur Afrique centrale de Human Rights Watch, fait également état du kidnapping et de la torture d’un travailleur humanitaire à Bali, Nord-Ouest. Le 6 juillet, des séparatistes ont tué un agent de santé communautaire travaillant pour Médecins sans frontières dans la région du Sud-Ouest, F accusant de collaborer avec l’armée.

À la manière de bandes criminelles de la mafia italienne, les milices séparatistes sèment la terreur dans les deux régions souligne le rapport. A coups d’enlèvements, d’assassinats et d’exécutions sommaires, ils dictent leur loi. Une loi qui n’épargne pas les forces de sécurité. Attaques contre des patrouilles militaires, policières et de gendarmerie, assassinats des hommes des forces de défense ne se comptent plus en même temps que le nombre de victimes des terroristes.

Lewis Mudge, réitère dans son rapport, l’appel de Human Rights Watch à ce que des sanctions soient appliquées contre les groupes séparatistes qui se sont rendus responsables de graves abus dans les régions anglophones.

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