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General News of Thursday, 11 June 2020

Source: camerounactuel.com

Cameroun : Ce parent d'élève bastonne copieusement une enseignante


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Le père d’une élève reconnaît avoir donné une claque à une dame chargée de la discipline dans un établissement scolaire. Il s’insurge du mauvais traitement que cette dernière infligeait continuellement à son enfant. Des accusations que l’enseignante rejette en bloc.
Qui de M. Ali Helal, parent d’une élève dp Collège Adventiste et Jeanne Ntowfeu, surveillante dans le même établissement scolaire a troublé la jouissance de l’autre ? La question est au centre d’un procès qui opposé les deux parties devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif. Les deux adversaires se livrent une bataille judiciaire dans deux procédures croisées dans lesquelles ils s’accusent réciproquement des faits de trouble de jouissance.

Les deux parties disent avoir enregistré des dommages. Faute d’un arrangement amiable du conflit dans le cadre scolaire, il s’est retrouvé devant les tribunaux. Le 2 juin 2020, les protagonistes ont comparu. M. Ali Helal était accompagné de sa fille qui est à l’origine du conflit. Elle est le témoin de l’accusation.

Le conflit tire son origine d’un malentendu né entre une élève de classe de seconde et sa surveillante qui estimait que la tenue de classe de la jeune fille était indécente dans un collège confessionnel d’obédience chrétienne. Pendant dix jours, un bras de fer qui avait abouti à une empoignade entre l’enseignante et son élève.

Acharnement indescriptible
Ntouffeu Jeanne raconte qu’el-le avait passé 17 ans de service dans cet établissement et n’a jamais été confrontée à un cas similaire. Elle ne se reconnaît pas dit-elle, dans les accusations portées contre sa personne. Elle affirme que la seule chose qui l’a opposé à son élève qu’elle ne connaissait particulièrement pas avant les faits est «sa tenue de classe serrée ».

En dépit du temps qu’elle lui a accordé pour se conformer à la règlementation, elle a persisté à garder la tenue litigieuse, a poursuivi Ntouffeu. Jeanne. Elle note n’avoir jamais porté la main sur son élève et que le fait de ses adversaires de lui imputer les blessures et la destruction des lunettes de cette dernière, est un pur montage. Elle affirme par contre avoir été violentée par M. Ali Helal. Le 30 juin prochain qui n’est pas allé au bout de son témoignage répondra aux dernières questions de son avocat.

La fille de M. Ali Helal a déclaré, quant à elle, qu’elle garde une mauvaise image de son enseignante qui lui a voué une haine indescriptible. Elle cite pour exemple, le fait cette dame qu’elle considère comme sa maman lui a barré la voie à l’élection de délégué de sa classe et a détruit ses projets de voyages à l’étranger, a-t-elle poursuivi. La jeune fille a relevé que de nombreux élèves ont connu comme elle, le même sort de maltraitance de la part de.M. Ntouffeu.

«J’avais 15 ans à l’époque et mes parents qui sont de culture musulmane veuillent à notre accoutrement. Ils ne pouvaient admettre que je porte des habits bizarres. Jusqu’à ce jour je ne comprends toujours pas pourquoi cette maman a développé un tel acharnement contre ma personne, alors que je ne lui avais jamais manqué de respect »

M. Ali Helal explique que sa fille fréquente cet établissement depuis la classe de troisième et n’a jamais eu un quelconque accrochage avec son camarade ou un responsable. Curieusement à la rentrée scolaire de 2017, l’enfant ne s’était pas plaint que sa surveillante lui interdisait l’accès à l’école à cause de son uniforme qui n’était pas, selon elle, conforme au modèle exigé par le collège. 11 a dit avoir fait coudre trois tenues à sa fille que Mme Ntouffeu Jeanne rejetait toujours.

« Lorsque je suis arrivé au collège sur l’appel insistant de ma fille, je l’ai trouvé avec des habits froissés, une paire de lunettes cassées et des blessures légères. Le fait que la surveillante me rabroue quand je voulais m’enquérir de la situation m’a mis sur les nerfs et je l’ai giflé », a-t-il déclaré.

Un conseil de discipline convoqué pour la circonstance a infligé une sanction de 8 jours d’exclusion temporaire à l’élève. Ne pouvant pas supporter que sa fille reste à la maison pendant tout ce temps, il l’a inscrit dans un autre établissement scolaire où elle progresse normalement, d’après lui. Après l’obtention du probatoire l’année qui suivait, elle prépare son baccalauréat cette année a confié M. Ali Helal.

M. Ali Helal regrette l’ncident qui a été dommageable pour lui en ceci qu’il avait payé l’intégralité de la pension au Collège Adventiste et a été obligé d’aller recommencer ailleurs. Il déplore également les opportunités que sa fille qui était parmi les meilleurs élèves de sa classe et occupait le premier rang en allemand a perdues.

Notamment le voyage d’étude que celle-ci devait effectuer en Allemagne. Il a terminé son témoignage en indiquant avoir été emporté par la colère au moment où il a donné une claque à M. Ntouffeu. Et si c’était à recommencer, il affirme qu’il n’allait plus se comporter de la sorte.

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