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General News of Friday, 9 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Cabral Libii doute de l’efficacité de la Conac

Tout en reconnaissant sa proactivité, le président national du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale pense que l'efficacité de la Commission Nationale Anti-corruption sur la lutte contre la corruption demeure questionnable.

Ce jour à l'Assemblée Nationale, au cours de la séance plénière, le président de la Commission Nationale Anti-Corruption était face aux représentants du peuple.

Lors de sa prise de parole, l'honorable Cabral LIBII, Président National du PCRN a brièvement dressé l'état des lieux de la corruption au Cameroun.
Il rappellera fort à propos que les conséquences de ce fléau sont assimilables à celles d'une guerre.
Faut-il rappeler que plusieurs fois, notre pays a éhontément été porté au palmarès mondial de la corruption?
A tous les niveaux d'échanges des biens et des services, dans tous les secteurs de la vie publique, les affres de la corruption se font ressentir. On en est à un point ou quelques fois, même dans les hôpitaux, il faut 《TCHOKO》 pour espérer être bien traité. Dans les services publics, les usagers ne sont pas épargnés, les exemples ne manquent pas.

Cette image désastreuse est la première cause de la morosité du climat des affaires. En dépit des potentialités importantes qu'offre le Cameroun en termes d'investissement, des incitations mises en place par le Gouvernement de la République, les investisseurs ne se bousculent pas.
D'ailleurs, la pléthore d'organes mis en place pour lutter contre ce fléau, ne rassure pas tant que ça.

S'il est tout à fait objectif d'apprécier la proactivité de la CONAC, qui abat un travail de fond perceptible non seulement par les instruments de communication préventive qu'elle met en place, mais aussi à travers la qualité de ses rapports; l'impact de cet organe sur la lutte contre la corruption demeure très modeste.

La raison est simple, la CONAC ne dispose pas de moyens de coercition sur ces ordonnateurs qui s'autorisent des indélicatesses avec les biens publics.
En tant que service rattaché à la Présidence de la République, la CONAC se limite à présenter ses constations sous forme de rapports, lesquels sont transmis à la Présidence, pour se perdre sous des piles de dossiers dans certains cas.

L'honorable a donc invité les autorités compétentes à renforcer les pouvoirs de la CONAC,pour lui permettre de poursuivre, et sanctionner, dès lors que des actes condamnables sont établis. De cette façon, l'impunité perdra du terrain, et l'on aura assez de leviers pour apprécier les effets bénéfiques de la lutte contre la corruption.

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