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General News of Monday, 22 February 2021

Source: Actu Cameroun

COVID-19 : le taux d’infections explose au Cameroun

Avec environ 34 000 cas positifs, le ministre de La Santé publique interpelle à plus de discipline. La négligence peut s’avérer fatale. En raison du relâchement des mesures barrières, la courbe des cas positifs au coronavirus grimpe vu que le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, en date du 19 février 2021, parle de 33 749 cas positifs, 31 362 guéris, 2 200 cas actifs dont 158 en UPec et 38 sous-oxygène.

Dans l’ensemble, le Cameroun enregistre un taux de guérison de 93% tandis que le taux de létalité s’estime à 1,5%. Entretemps le taux d’occupation de lits est de 5%.

Parmi les régions les plus touchées, le Nord-Ouest figure en tête avec ,935 réminiscences de guérison, 173 cas actifs, 81 décès en raison de 40 formations hospitalières. Les départements concernés par cette résurgence sont celui de la Mezam, du Ngo-Ketunja, du Donga-Mantung. L’épicentre de cette résurgence est la ville de Bamenda. Ce qui a provoqué la sortie du ministre de la Santé publique, « comme nous pouvons le constater, la situation recommence à devenir préoccupante. Nous devons scrupuleusement respecter les 13 mesures édictées par le chef de l’Etat, qui n’ont d’ailleurs pas été abrogées. Sortons quand c’est nécessaire et portons systématiquement nos masques », tweete Manaouda Malachie.

Dans la rue, certains n’y croient toujours pas malgré l’interpellation du chef de l’Etat le 31 décembre 2020, lors de son discours à la Nation « Ces affaires qu’on dit corona, là, je n’ai même jamais vu un malade de coronavirus. Moi je sais qu’Ebola c’est pour les noirs, le coronavirus, c’est pour les blancs », lance un habitant de Yaoundé. Et même ceux qui y croient préfèrent recourir à la médecine traditionnelle « présentement les gens ne respectent plus les mesures barrières. Moi je prends les potions de Njinja, de citron, ail. Je n’ai pas dit que le coronavirus n’existe pas, mais compte-tenu des symptômes, moi je fais déjà la prévention ».

Comment expliquer une telle amnésie pour des mesures barrières. Prof Louis Richard Njock, Secrétaire général du ministère de la Santé publique rappelle sur les antennes du poste nationale « l’hypothèse la plus évidente, c’est le relâchement des mesures barrières. ‘ Deuxième hypothèse nous avons aussi la mutation du virus. On nous dit que grâce à la mutation du virus, on a l’émergence des sources qui sont beaucoup plus contagieuses, plus transmissibles. Et vous avez vu qu’en ce moment, on a beaucoup de flux avec l’extérieur. Nous

sommes en plein CHAN. L’autre source c’est que nous sommes au lendemain des fêtes de fin d’années. Il y’ a probablement eu un brassage de population, et avec le relâchement des mesures barrières, on commence à avoir l’arrivée des nouveaux ».

Comme solution à la ce relâchement des mesures barrières, le SG du Minsanté préconise « moi personnellement, je serai pour la mise en place des mesures coercitives c’est-à-dire de faire en sorte que, si vous voulez entrer dans un service administratif, si vous ne portez pas de masques, vous n’êtes pas autorisé à solliciter le service que vous voulez avoir. Si dans la rue, vous n’avez pas votre masque, vous pouvez être rappelé à l’ordre par la police parce que ce n’est que comme ça que nous pourrons y arriver. Mais on le dit, on sensibilise. Nous allons encore faits des plans de communication par rapport à cette maladie, je suis sûr que sans les mesures coercitives, les résultats seront mitigés. Le rôle du corps médical, c’est de ne pas relâcher la vigilance. De rester toujours en alerte, de ne pas se décourager. Nous ne pourrons pas être responsables du relâchement des mesures barrières. Nous allons continuer à sensibiliser ».

Des éclairages du SG/Misanté « Quand on dit qu’il y a plus de cas, ce n’est pas de la fiction, mais la réalité. Les gens meurent encore du coronavirus au Cameroun, ce n’est pas parce que la perception de la maladie n’est pas la même, mais le danger est là ».

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