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General News of Tuesday, 29 September 2020

Source: cameroun24.net

CONFIDENTIEL: la Banque de France 'gèle les comptes des barons du régime Biya'

Le journaliste et activiste camerounais Abdelaziz Mounde Njimbam, dans une nouvelle sortie, tance vertement le directeur du cabinet civil de la présidence de la République Samuel Mvondo Ayolo et révèle que "la Banque de France notifie l'Etat du Cameroun du gel de comptes de dignitaires et de la saisie d'avoirs, sans qu'un seul mot ne soit dit aux Camerounais".

Allons droit au but : le communiqué absurde, suite aux manifestations pacifiques de citoyens Camerounais, monceau de tribalisme décomplexé et d'assombrissement de la conquête démocratique, que vous avez préparé à l'attention du chef de l'Etat et lu par le ministre de la Communication, René Sadi, est une infamie. En français de l'indignation : une honte désespérante !

Près du bunker, vous répétez le syndrome des vizirs : transformer le chef en troglodyte ; le gaver de peurs en le clouant, faute de séjours à Genève et à l'étranger, dans sa tour. Faire commerce de la peur, du péril des montagnes, des Grassfields, pour installer Paul Biya la fébrilité qui avive la férocité des lions. Lui faire croire, que la surenchère sécuritaire, celle qui est notre Vietnam dans le NO.SO est la solution.

Une marche, aux mains nues, pacifique, est désormais transformée en " appel à l'insurrection ". C'est vite dit ! On a peur que Biya ne devienne Keita. On moquait le Mali hier, désormais il est un spectre de la perte du pouvoir. Insurrection, mon œil ! Comme si les mots avaient échappé au sens. Comme si les Camerounais ne savaient plus lire un dictionnaire dans la langue de Leclerc. Comme si on défaisait un régime, vieux de 63 ans, avec un arbre de la paix, un matin du 22 septembre. Comme si la seule des vertus citoyennes, le seul mantra d'un patriote était, dans un pays qui se dit soucieux de pluralisme et d'Etat de droit, la genuflexion devant Paul Biya. Comme si dire Non était le parent de la lèpre. Comme si le Oui était le seul clairon admis au Cameroun.

Où est cet Etat de droit, cette vigilance sécuritaire quand Mebe Ngo'o brassait tous ces biens ? Où est cet Etat de droit, quand on mène des transactions au demi milliard avec la CNPS avec un salaire de haut fonctionnaire et de membre du Gouvernement ? Où est cet Etat de droit, cette vigilance sécuritaire quand il faut gérer les biens meubles et immeubles de l'Etat ? Où est-elle quand la Banque de France notifie l'Etat du Cameroun du gel de comptes de dignitaires et de la saisie d'avoirs, sans qu'un seul mot ne soit dit aux Camerounais ?

Oui, où était cette vigilance quand à Sangmélima, on détroussait de compatriotes, coupables de ne pas être des autochtones ? Où était votre communiqué ? Pourquoi êtes-vous resté silencieux devant cette grave atteinte à la cohésion, au fameux vivre ensemble ? Où était " l'ethnie quelconque " ?

Il faut que chacun le sache, dans ce crépuscule des années Biya, on reconnaît plus aisément les illusionnistes. Ceux qui au temps d'Adonia nous faisait prendre des lapins pour des canards. Et qui faute d'arguments nous feront conspuer dans le Temps d'Ernest Obama et les sordides ragots de leurs obligés. Leurs efforts sera vain : les millions de cadavres calcinés par la malgouvernance n'ont plus peur de vos couteaux !

Comme pour le problème et la crise dites anglophone, vous avez choisi le Ngoum, de faire péter la poudre : l'argument de la puissance. Vous avez vu que l'on a récolté Ngarbuh, les villages rasés, les centaines de milliers de déplacés, lé démultiplication des bandes armées, etc. Le fruit amer de la cécité ! Les cactus de l'absence de recul, de la capacité d'écoute et de dialogue. A présent, un nouveau front s'ouvre, comme toujours, vous espérez le gagner avec la matraque, l'instrumentalisation de la police et de la justice.

Comme l'a dit votre communiqué, " l'ethnie quelconque " sera donc au pilori, et vous aurez, espérez-vous, la tranquillité de vos ors et fonctions. Mais, les revers, ceux de la justice et de la vérité guettent les sourds à la Raison. Et c'est ce qui prévaudra tôt ou tard dans notre pays : Quand on admettra qu'on est libre et dans son droit de marcher et de manifester pour dire Non au président, au système, au régime autant qu'il est possible de dire oui. Quand, surtout, cette ère sera un triste et lointain souvenir.

* Ps : j'attends le déploiement de vos sbires de la toile. Ceux qui n'ont jamais pu démontrer le contraire de nos faits avérés. Prêt également à me gausser de votre seul argument : " il est de la BAS...", la note d'inquisition habituelle !

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