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General News of Wednesday, 11 November 2020

Source: La Nouvelle n°567

CONFIDENTIEL: Dion Ngute ordonne l'anéantissement total des sécessionnistes

Sur hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armées, une mission conjointe du haut commandement militaire conduite par le ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, vient de séjourner à Buea, après le massacre des élèves de la Mother Francisca International Bilingual School à Kumba. Sales temps en perspective pour les sécessionnistes terroristes.

Enough is enough. Disent les Anglo-Saxons. L’opinion nationale et internationale est encore sous le choc des derniers évènements tragiques survenus la semaine dernière à Kumba, chef lieu du département de la Mémé, dans la région du Sud-Ouest et aussi à Baha, département du Nkoketunja dans le Nord-Ouest. Et ceci, après le massacre des élèves sans défense de la Mother Francisca International Bilingual School à Kumba et les enlèvements du cardinal Christian Tumi et du Fon de Nso dans l’arrondissement de Babessi au Nord-Ouest.

Des actes barbares dans toute leur répugnance auxquels le chef de l’Etat entend fermement mettre un terme. Pour certains observateurs en effet, l’escalade des groupes armés dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest commence véritablement à s’assimiler à une défiance de l’autorité de l’Etat et partant de son armée. D’ailleurs n’observe-t-on pas sur les réseaux sociaux à travers des vidéos propagandistes que ces dévergondés égorgeurs d’enfants, balancent à tout va une certaine attitude de bravade osée et de provocation hardie à l’égard de cette armée républicaine ?

Absolument plus rien à voir avec les revendications à l’origine du déclenchement de ce que l’on aura fallacieusement désigné par la « crise anglophone ». Face à ce constat de désolation qui crève donc aujourd’hui les yeux, et sur hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armées, une mission conjointe du haut commandement militaire s’est rendue à Kumba et à Buea en début de semaine dernière pour resserrer les rangs des forces de défense et de sécurité.

Surtout renforcer stratégiquement le dispositif militaire sur le terrain et booster le moral des troupes. Ce mardi 10 novembre 2020, le Mindef a fait escale à Douala pour apporter le réconfort aux soldats blessés. Pour la circonstance, on aura retrouvé en bonne place autour du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, le directeur général de la Recherche extérieure (Dgre), Maxime Léopold Eko Eko, une délégation de la Sureté nationale conduite par le directeur de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire Jeannette Ewu Akenji, le chef d’état-major des armées, le général de corps d’armée, René Claude Meka, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okala Bilaï, le commandant de la 2ème région militaire interarmées, le général Benoit Eka Eba, le commandant de la 2ème région de gendarmerie, le général Elias Toungue. On peut donc aisément le subodorer : l’armée entend durcir cette fois-ci le ton pour non seulement traquer, mais surtout de neutraliser ces séparatistes terroristes dont les actes de barbarie et de sauvagerie s’assimilent désormais plus qu’à du grand banditisme.

Déploiement sécuritaire

Selon les sources sécuritaires, sur les 9 terroristes ayant semé la mort à la Mother Francisca Bilingual School à Kumba, 3 des assaillants sont tombés dans les filets des forces de défense et de sécurité installées à Kumba. Et ceci, grâce à la collaboration des populations exaspérées par ces actes fort répréhensibles et davantage ces rackets d’argent à l’origine des multiples et récurrents kidnappings qu’ils subissent stoïquement au quotidien.

Les cris de détresse de ces populations adressées au président Paul Biya avaient déjà été entendus lors de la récente visite à Kumba de quelques membres du gouvernement ayant à leur tête Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, venus réconforter les familles des victimes de la Mother Francisca International Bilingual School.

En fait, ces populations ont clairement exprimé à l’occasion leur ras-le-bol face à la folie meurtrière et sanguinaire des séparatistes terroristes. Le gouvernement entend donc désormais frapper du poing sur la table. Davantage veiller plus que jamais sur la protection des hommes et de leurs biens.

Des indiscrétions glanées à très bonnes sources indiquent que le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, lors de son dernier séjour à Kumba, n’aurait pas manqué de rappeler de manière véhémente et publique au gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okala Bilaï, d’utiliser judicieusement tous les moyens mis à sa disposition pour éradiquer ce terrorisme rampant dans sa circonscription de commandement.

Car, selon des mauvaises langues, il aurait davantage ces derniers temps en cette veille de remaniement ministériel l’esprit ailleurs. Vrai ou faux ? Toujours est-il que, à en croire certains observateurs avertis, des tractations de coulisses seraient subodorées dans certaines officines proches du pouvoir qui l’annoncent tantôt au ministère de l’Administration territoriale, tantôt au ministère de la Défense. Ce qui sous-entend, selon les interprétations de ces observateurs avertis et présents à Kumba, que le gouverneur Bernard Okala Bilaï soit davantage concentré sur le déploiement sécuritaire qui est appelé à s’intensifier dans les tout prochains jours sur le terrain.

Dès lors, le message du Mindef, tel qu’il transparait à travers la récente mission conjointe, devrait prioritairement s’adresser à cette élite politique du Noso qui se distingue pernicieusement depuis le début de la crise dite anglophone par une duplicité des plus abjectes et cette hypocrisie qui fait que certains soient des anges le jour et des démons la nuit. D’ailleurs des observateurs agacés ont commencé déjà à stigmatiser cette hypocrisie génératrice de privilèges divers et d’abondants dessous financiers.

Comme pour dire que tant que la crise perdure le banquet sera toujours abondamment fourni. Il est donc aussi question aujourd’hui que ceux des parents qui ont encore des enfants dans la brousse, après plusieurs mois de main tendue du président Paul Biya, disent à leurs enfants de retrouver très rapidement le chemin de la raison. Car, et comme qui dirait, les choses ne seront plus comme auparavant. Comprenne qui pourra en cette fin de récréation.

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