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General News of Monday, 10 August 2020

Source: Actu Cameroun

Célestin Djamen demande une modification de la constitution, voici pourquoi

De l’avis de l’homme politique, ces deux mots constituent un frein à notre développement et notre vivre ensemble.

Célestin Djamen est très fâché contre la présence des mots autochtones et allogènes dans notre loi fondamentale (Constitution). Il estime que l’utilisation de ces deux mots au quotidien favorise le débat sur le tribalisme. « Ça n’existe pas ces conneries d’Autochtones et d’Allogènes mot préféré des tribalistes compulsifs. Il faut retirer ce mot de la Constitution, c’est urgent ! Nous sommes camerounais et proclamons ensemble notre fierté d’être Camerounais », écrit l’homme politique ce dimanche 9 août 2020 sur sa page Facebook.

Pour ce cadre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), « la tribu est un véritable frein au développement nous devrions le savoir, et même pire, un cancer du « foie » pour l’Unité Nationale », estime ce dernier. Au passage, il proclame la mort de la tribu. « La Bêtise est un naufrage, la Bêtise tribale ou encore le culte de la tribu est un naufrage absolu. Qui s’y frotte…s’y pique. Mort aux tribus !!! Mort aux tribus !!! Mort aux tribus !!! Oui à la Culture ! Oui à nos richesses culturelles, oui à la patrie. Vive la République ! Vive la République intégrale ! Vive le Grand Cameroun ! ».

Neo Industry

La sortie de ce cadre politique n’est pas un hasard. Elle intervient à un moment où une affaire de 66.340 ha de terres alimente les débats dans la Vallée du Ntem. En effet, une société de droit privé, Neo Industry (dont le promoteur est bamiléké) a obtenu des terres pour un champ de cacao. L’attribution de la parcelle de terrain en question énerve les populations autochtones, de la Vallée du Ntem. Pour ces populations, il est inconcevable qu’un allogène soit propriétaire des terres chez eux.

«Nous sommes prêts à mourir pour nos terres. Monsieur le préfet nous sommes dans une mafia. Transmettez au chef de l’Etat que nous ne pouvons pas avoir des propriétaires de terres chez nous qui sont des populations allogènes », avait indiqué le porte-parole des chefs traditionnels ce samedi 8 août 2020, lors d’une concertation avec le préfet.

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