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Politique of Monday, 18 January 2021

Source: camerounweb.com

C’est le Mrc qui pratique la politique du bouc-émissaire - Owona Nguini

Mathias Owona Nguini vient de répondre au leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), le Prof Maurice Kamto qui demandait aux Camerounais de prendre leur destin en main au lieu d’accuser la France.

Selon l'enseignant d’université, "c’est le Mrc qui pratique la politique du bouc-émissaire"

Ci-dessous l’intégralité de la sortie d’Owona Nguini:

Face à ses errements politiques qu’il est incapable d’assumer dans son bilan, le MRC use de l’excuse commode d’un pouvoir qui aurait confisqué le pouvoir et qui combat farouchement tout groupe d’opposition désireux d’obtenir l’alternance. Dans sa posture de leader d’un parti d’opposition, le leader du Mrc accuse le régime du renouveau et le président Biya d’utiliser la France comme bouc émissaire pour justifier ce qu’il tient pour son incapacité d’assumer un bilan évidemment perçu comme négatif.

Ainsi, le renouveau est accusé d’exploiter le « nationalisme profond » des camerounais. Ce qui est amusant, c’est que le Mrc use abondamment de la politique du bouc émissaire. Ainsi, il accuse le renouveau de lui avoir volé « sa » victoire lors du scrutin présidentiel d’octobre 2018. Pourtant, ce parti qui prétend avoir gagné cette élection s’est strictement montré incapable de présenter les procès-verbaux en sa possession pour donner du crédit à ses allégations plus fantaisistes. Il n’a même jadis su dire combien de ces PV étaient en sa détention.

Cette formation s’est même montrée incapable d’indiquer explicitement qu’elle était sa capacité effective de couverture des bureaux de vote en termes de représentants sur les 25000 bureaux existants. Le Mrc n’a jamais pu expliquer pourquoi lui qui aurait gagné l’élection présidentielle s’est ensuite précipitée pour en demander l’annulation.

Après ce scrutin, cette formation a mis en question l’impartialité du conseil constitutionnel qui ne lui était pas apparue lorsque cette institution a confirmé la qualification définitive de son candidat venant confirmer la procédure effectuée par « elections cameroon » (Elecam).

Son candidat qui, comme l’observateur crédible en 2004 légitimait l’arbitre institutionnel qu’était la cour suprême faisant office de conseil constitutionnel en lui attribuant une infaillibilité pontificale, la dénie pourtant audit conseil parce que celui-ci ne proclame pas le résultat qu’il attendait de l’élection présidentielle d’octobre 2018 !!!

Toujours dans cette logique de bouc émissaire qui masque ses propres insuffisances, le Mrc a justifié son refus d’aller aux élections couplées de février 2020 par l’absence d’un code électoral consensuel et d’un apaisement dans le conflit de l’anglophonie identitaire militarisé à l’initiative des fondamentalistes identitaires sécessionnistes, comme si ces conditions posées comme exigences existaient en octobre 2018 pour justifier la candidature de son champion !!! afin que l’on ne découvre pas le bluff organisationnel et logistique de son parti, le leader du Mrc portant en vérité un manteau encore trop grand pour lui, a fui l’épreuve électorale de 2020.

En fait, le chef de cette formation à commodément voulu faire du renouveau, le bouc-émissaire d’une stratégie politique qui a condamné cette formation politique à être confiné dans un activisme de type Ong civique et faisant de ses élites, de simples commentateurs politiques. En modelant et utilisant une telle démarche, le leader de cette formation a compromis les chances de son parti de disposer d’une puissance politique représentative et compétitive à travers des élus. Il préfère le raccourci des manœuvres insurrectionnelles, ce qui est l’expression de son égocentrisme politique.

On voit aussi cette formation politique accuser les partisans et sympathisants de cette formation, de lui avoir fermé arbitrairement les fiefs allégués du renouveau dans le centre et le sud. Encore une fois, le Mrc a aussi recouru à la politique du bouc émissaire. C’est oublier l’ étonnante passivité de cette formation et de ses partisans ou alliés à l’ instar du groupuscule phalangiste qu’est la bas, face à l’ethnicité indécent de nombre de ses sociétaires ou accompagnateurs sermonnant et taxant les originaires de la même communauté que le président de tous les noms d’oiseaux le leader de cette formation feint d’oublier que lui -même a usé de ce répertoire jusqu’au conseil constitutionnel en prenant à parti cette communauté lors du contentieux post- électoral devant le conseil constitutionnel.

Ce faisant, cette formation et ses alliés de la bas ainsi que leurs sympathisants et partisans sur les réseaux sociaux ont développé un terrible sectarisme ethnique amplifié par leur soutien hypocrite aux terroristes ambazoniens même si la direction feint de les critiquer. Le Mrc a longtemps nié les connexions qu’il entretenait avec les phalangistes fascisants de la bas qui ont profané et saccagé les ambassades du Cameroun en France et en Allemagne ou ont pris à parti aussi bien le chef de l’état camerounais que des artistes, surtout ceux pratiquant les rythmes issus des terroirs Ekang et Sawa, pour leur soutien présumé au régime du renouveau.

Ce n’est que récemment qu’un sociétaire vaniteux de cette formation a avoué ces connivences avec ce groupuscule milicien proto-terroriste au recrutement plus que tribalise avec une idéologie largement ethnicité. Où l’on voit encore que le mrc ne peut se contenter ici d’imputer des tensions eth’icistes au pouvoir alors qu’il les a lui-même largement alimentées notamment en développant publiquement l’idée d’une alternance énoncée comme une nécessaire rotation ethnique de la présidence au seul profit de son président qui lui-même a montré sa connivence avec ce répertoire par son sulfureux propos sur le concours pour devenir bulu comme condition d’admissibilité à la présidence !!!

ce leader de parti qui se présente comme un leader ayant une respectabilité républicaine ne s’en est pas moins laissé approcher par des militants miliciens pratiquant clairement le suprématisme ethno-fascistes comme un certain aliéné fort bruyant sur le thème de la république fédérale des grassfields. Est-ce le renouveau qui lui a imposé de frayer avec un tel aventurier politique à l’idéologie funeste ? Non, bien sûr. Est- ce le renouveau qui incite des militants, partisans et sympathisants séparés du MRC à jubiler lorsque les militaires, gendarmes et policiers qui défendent l’ intégrité territoriale de la république sont abattus par des voyous terroristes sécessionnistes ambazoniens ? bien sûr que non. Est – ce le renouveau qui incite cette formation à faire des montages affairistes comme l’opération survival au prétexte de conduire des initiatives humanitaires, montages qui laissent peu augurer d’une gouvernance sérieuse si ce parti arrivait au pouvoir ? bien évidemment, non!!!

Voilà la réalité de cette formation qui ne sait voir la politique du bouc émissaire chez son rival au pouvoir, quand lui-même la pratique abondamment. Tout ça parce que le leader de cette formation croit faire plaisir à la France. Il faut se rappeler alors que peu de temps après l’élection présidentielle, dans un entretien avec la quotidienne française libération, le leader du Mrc se plaignait que la France ne le soutienne pas alors qu’il pouvait plus leur donner que le régime du renouveau ! Est-ce un tel leader qui peut satisfaire le « nationalisme profond » des camerounais qu’il évoque lui-même ?

Comment alors un tel leader au compradorisme avoué et décomplexé peut-il être crédible quand il prétend sortir de la zone CFA ? Clairement non. Que le Mrc cesse donc de pratiquer la politique du bouc émissaire pour masquer ses propres turpitudes politiques.

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