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General News of Monday, 15 June 2020

Source: 237online.com

Business autour du Coronavirus: le rapport qui accable le corps médical


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Le Conseil scientifique des urgences de santé publique (Csusp), réuni en sa session du 22 mai, 2020, saisi par le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a rendu public un rapport dans lequel, il fustige la gestion des corps des patients décédés des suites de covid-19.

'Ma belle-fille a été hospitalisée depuis un peu plus d’un mois pour infection pulmonaire selon le diagnostic des médecins et du service hospitalier. Comment pouvez-vous concevoir qu’après sa mort, le diagnostic change subtilement ? Sur un coup de tête nous quittons d’une infection pulmonaire sans jamais avoir mentionné le coronavirus pour un cas de coronavirus ? Où sommes-nous là ? Veut-on nous dire qu’on est dans un pays dans lequel on est hospitalisé pendant plus d’un mois pour une maladie donc les factures et les médicaments sont payés par la famille et on meurt d’une autre maladie dont aucun symptôme n’a été déclaré à la même famille ? Pourquoi tous les gens et toute la famille qui étaient à son chevet pendant ces trois mois d’hospitalisation ne sont pas convoqués pour se faire examiner ? Pourquoi n’était-elle pas isolée tout au long de son hospitalisation et était autorisée à être en contact avec tout le monde ? Pourquoi c’est son cadavre qui doit être bloqué pour des motifs de protection ? Alors que pendant son hospitalisation, elle ne représentait aucun danger et avait la latitude de recevoir des visites. Je dis stop, stop, et stop', fulmine, la chanteuse camerounaise Lady Ponce sur sa page Facebook, le 19 mai 2020.



L’auteure de la chanson « Vanité » dont un simple tweet a réussi à déclencher une avalanche de témoignages similaires sur les réseaux sociaux poursuit : « ce mardi 19 mai 2020, à 04 heures du matin, ma belle-fille a rendu l’âme, mon neveu a voulu emmener le corps à la morgue, et tout d’un coup, comme par magie le médecin nous sort un diagnostic magique « coronavirus ». Comment peut-on prendre la chose au sérieux ? Le coronavirus est devenu un vrai fonds de commerce dans nos hôpitaux. Arrêtez arrêtez ; arrêtez avec le trafic des corps. Jusqu’où ira cette escroquerie organisée ? Le nouveau business est né au Cameroun. Plus les hôpitaux déclarent des cas de coronavirus, plus ils ont des primes. Aujourd’hui les gens préfèrent même se faire soigner à domicile de peur de se faire déclarer positif au coronavirus par simple mensonge. L’argent et toujours l’argent à tout prix. Il faut dire stop à cette manipulation ».


Le business est né

Face à cette indignation devenu collective, le Conseil scientifique des urgences de santé publique (Csusp), réuni en sa session du 22 mai, 2020, saisi par le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a rendu public un rapport dans lequel, il fustige la gestion des corps des patients décédés des suites de covid-19. Ce comité scientifique, constitué de 14, membres, dont la secrétaire générale du ministère de la Santé publique, Koulla-Shiro Sinata, renseigne que« les corps sont enterrés ; que ces inhumations sont considérées comme bâclées et humiliantes au regard des diverses traditions, que certains contrevenants aux dispositions légales actuelles, ont usé de subterfuges, de corruption et/ou de violence pour récupérer les corps afin de leur assurer une sépulture « honorable », que la cause du décès n’est pas toujours admis (soupçon de manipulation, de trafique d’organe, de manœuvre pour exploiter les familles en deuil, etc), que le décès pour covid-19 stigmatise les familles qui peuvent utiliser le déni pour sauvegarder leur « honneur », que d’autres sont tenus par de fortes loyautés familiales et socio-anthropologiques qui leur commandent d’assurer un enterrement digne à leurs parents comme un devoir moral réputé avoir un impact sur leur avenir personnel et social », peut-on lire dans le rapport, disponible sur le site internet du Minsanté.

Les autorités sanitaires du Cameroun expliquent qu’il s’agit éviter toute contagion et toute propagation du virus, covid-19, qu’ils ont pris l’initiative d’enterrer sur le champ les corps atteints de la covid-19 sans associer les membres des familles des défunts. C’est faux, rétorque le Dr. Simon Kuisseu, pneumologue camerounais. Selon le médecin, « le corps d’un malade mort du covid-19 n’est pas contagieux. Quand le malade meurt, le virus meurt aussi. A supposer que le virus ne meure pas, il demeure dans le poumon du mort. Avez-vous déjà vu un mort qui tousse, qui parle ou éternue ? Or, la toux, la parole et éternuement sont les seules façons de sortir les virus des poumons pour contaminer une personne bien portant », soutient-il.

Pour lui, un corps désinfecté et enfermé dans un cercueil ne peut pas contaminer les gens qui touchent le cercueil. En effet, c’est un marché de dupe, refusant à ce que la famille accompagne le défunt dans sa dernière demeure. Il se chuchote à l’oreille que la vente des membres du corps humain dans les hôpitaux centraux et centre agrées publics prospère. A bas les trafique des organes humains. Cette sortie musclée du conseil scientifique vient rétablir l’ordre en ce qui concerne la gestion des dépouilles dans nos hôpitaux, et surtout, les manipulations sur les morts du covid-19, ou pas.

Quant à l’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc), le secrétaire général, indique que les médecins ne gèrent pas les corps. « Est-ce que, ce sont les médecins qui détiennent les pompes funèbres ? Le médecin est là pour administré les soins ».

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