Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 12 16Article 562919

General News of Wednesday, 16 December 2020

Source: Kalara N°367

Braquage à Yaoundé : deux militaire devant le juge

L'adjudant Mopa Ndie Adamou et le caporal Yves Vitus Yene et le vigile Georges Mvondo ont-ils cautionné le braquage survenu au domicile du chef de poste Eneo, l'entreprise de distribution du courant électrique à Nsimlen en 2017 ? La question était au centre des débats devant le tribunal militaire de Yaoundé, le 10 décembre 2020. Les trois mis en cause ont présenté leur défense. Ils sont poursuivis pour négligence de gardien et de violation de consigne. L'accusation estime que les militaires et leurs acolyte chargés d'assurer la protection de l'enceinte abritant les différentes installations de transformateur Eneo et le domicile du responsable de cette structure n'ont pas assuré convenablement leur mission.

Il est reproché particulièrement au chef de poste militaire l'adjudant Mopa Ndjie Adamou d'avoir quitté son poste sans donner des consignes de garde précises à son élément, le caporal Yves Vitus Yene. Ce dernier, quant à lui, est traduit en justice pour "s'être enfoncé dans un sommeil de cadavre" pendant que les voleurs opéraient dans le domicile du chef Eneo. L'accusation estime que les voleurs auraient été neutralisés ou effrayés si les incriminés avaient alerté et sollicité éventuellement du renfort qui aurait changé le cours des évènements.

Selon le commissaire du gouvernement en 2017, le domicile du chef de poste Eneo de Nsimalen avait été cambriolé par un groupe de malfrats armés. Ces derniers avaient emporté la somme de 13 millions de francs CFA et de nombreux objets de valeur. Pis, les voleurs avaient opéré librement alors que les lieux étaient doublement gardés par deux militaires et un vigile. C'est la raison pour laquelle, les concernés ont été traduits devant le tribuan militaire de Yaoundé pour répondre des faits de négligence de gardien et violation de consignes.
Devant la barre, l'adjudant Mopa Ndie Adamou a plaidé coupable des faits d'abandon de poste au moment du braquage qui pesaient sur lui. Mais il a tout même pris la parole comme le témoin du tribunal qui avait besoin des éclairages. Il a expliqué avoir été appelé à d'autres tâches à l'aéroport international de Nsimalen au moment di forfait. D'après lui, le domicile qui a fait l'objet du vol ne rentrait pas dans leur périmètre de contrôle étant donné qu'il se situe hors de l'enceinte des installations de l'Enéo qu'ils avaient la mission de protéger. Echange de monnaie

Le caporal Yves Vitus Yene a, pour sa part, corroboré les déclarations de son chef. Il a déclaré que le jour des faits, une forte pluie était tombée et l'avait obligé à s'enfermer dans sa chambre. Il raconte que les bruits de l'orage et ceux du ronflement du groupe électrogène ne pouvaient pas lui permettre d'être au courant du braquage. "C'est après le départ des brigands que le fils du propriétaire des lieux m'a informé du vol. J'ai aussitôt mis mon chef au courant du forfait. Ce dernier m'a demandé de transporter les victimes à la brigade de gendarmerie la plus proche. Je précise que le domicile cambriolé ne fait pas partie des objectifs que nous devions garder étant donné qu'il se trouve à l'intérieur d'une autre clôture que celle du poste de transformateur", a confié le caporal. Il a noté qu'il est strictement interdit aux militaires de garde de s'introduire dans ce domicile sans la permission du propriétaire des lieux. Pour sa défense, le vigile a expliqué que les braqueurs l'ont surpris dans son poste de travail et l'ont ligoté les mains et bourré sa bouche avec un tissu pour l'empêcher de crier. "Il ont toqué sur la porte du responsable Eneo prétextant qu'ils venaient faire l'échange de la monnaie. C'est alors qu'ils ont neutralisé tous les occupants de la maison et procédé à la fouille des chambres emportant ainsi de l'argent en espèce sonnantes et trébuchantes et de nombreux autres effets", a confié le vigile. L'homme a indiqué que le domicile objet du cambriolage, situé non loin de l'aéroport de Yaoundé est un lieu de haute fréquentation où s'effectuent de jour comme de nuit les opérations d'échange de la monnaie.

Dans la suite de son récit ; Géorges Mvondo a dit que le vigile a des missions clairement définies et consignées dans des documents mis à sa disposition par son employeur et l'entreprise Eneo. Il soutient que la maison qui a été victime du vol est un domaine privé dont il n'a pas la charge de garder. Pour éclairer davantage le tribunal, il a déposé lesdits documents sur la table du juge. L'affaire a été reportée au 14 janvier 2021 date de la prochaine audience au cours de laquelle, le tribunal devra se prononcer sur la culpabilité ou non des mis en cause.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter