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General News of Sunday, 26 July 2020

Source: Actu Cameroun

Boycott des élections régionales: voici l'acteur de la société civile qui soutient Kamto


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Sur l’idée de la tenue imminente des élections régionales au Cameroun, Philippe Nanga, coordinateur de l’Ong,«Un Monde Avenir», estime qu’il n’est pas possible d’organiser ce scrutin. Raisons: la crise sécuritaire dans les régions anglophones et la pandémie du Covid-19.

Cette prise de position que partage cet acteur de la société civile rejoint celle du leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Dans une récente publication, Maurice Kamto demandait à ses militants et aux camerounais de ne pas participer à cette élection si le chef de l’État le collège électoral.


Crise anglophone

De l’avis de Philippe Nanga, la tenue d’une telle élection est un non lieu dans la mesure où, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont encore plongées dans cette crise sécuritaire. Il estime que la tenue des régionales ne peut pas avoir lieu dans ce contexte.

«Si cette élection est organisée, ce serait une autre forfaiture. En s’inspirant de ce qui s’est passé lors des élections municipales et législatives du mois de février dernier, l’on se rend compte que c’est à peine 10% des populations en âge de voter qui avaient accompli leur devoir citoyen à cause de l’insécurité ambiante. Ce qui veut dire que les élus locaux ne reflètent pas vraiment les aspirations des populations car celles-ci n’ont pas voté», explique Philippe Nanga.

Il conclut son propos en appuyant que la tenue de cette élection régionale va favoriser l’enlisement de la crise sécuritaire qui frappe cette partie du pays.

Pistes de solutions

Au sujet de la reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest impactées par cette crise, le gouvernement avec l’appui de ses partenaires au développement ont manifesté la volonté de régulariser la situation. Plusieurs projets sont en cours de mise en œuvre. Il va s’agir de reconstruire les routes, les ponts, les hôpitaux, les écoles, les puits d’eau et autres infrastructures détruites par les sécessionnistes dans cette partie du pays depuis 2016. Mais le membre de la société civile reste dubitatif. Il pense que cette idée ne va pas changer situation actuelle.

«Est-ce qu’il y’a eu réconciliation entre les populations et le gouvernement afin qu’on passe à l’étape de reconstruction ? Je pense qu’il y’a une étape clé à respecter qui manque. C’est la réconciliation entre les populations et le gouvernement. Les camerounais doivent se réconcilier», pense-t-il.

Pour lui, les camerounais de ces deux régions en crise ne se considèrent plus comme des camerounais. «J’ai du mal à croire que l’on veut reconstruire une zone où il existe encore des personnes civiles armées et prêtent à verser le sang», révèle Philippe Nanga. La réconciliation devrait est donc la clé de voûte pour le retour de la paix et de la sécurité.

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