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General News of Monday, 27 January 2020

Source: camerounactuel.com

Boycott: de nouvelles condamnations planent sur les militants du Mrc

Le quotidien Le Messager vient de consacrer tout un article sur le sujet. Selon les pertinentes dispositions du code pénal, en vigueur au Cameroun, influencer le vote d’un électeur ou le déterminer à s’abstenir, est passible d’une condamnation assortie des amendes.


C’est un truisme. Depuis la convocation du corps électoral, pour le 9 février 2020, pour le renouvellement des mandats des députés et des conseillers municipaux, des formations politiques ne sont pas favorables à la participation à ces consultations électorales. Le Cpp d’Edith Kah Wallah et le Mrc de Maurice Kamto, sont en l’occurrence, les figures de proue du mot d’ordre de boycott des échéances électorales à venir. Le Cpp, n’est pas à son premier fait d’arme en termes de non-participation aux élections.

A la présidentielle d’octobre 2018, le Cpp s’est inscrit dans la logique du boycott, aux motifs, qu’il faille asseoir, impérativement, une transition politique, procéder aux réformes du système électoral, de la Constitution et d’autres cadres légaux de la République en rapport avec la gouvernance. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, avait bel et bien pris part à la présidentielle et son candidat, s’était offert l’exclusivité de s’autoproclamer vainqueur avant que le Conseil constitutionnel ne publie en mondovision, les résultats officiels de la présidentielle.

Mrc
Sur les mobiles du boycott électoral prôné par le Mrc, trois raisons quintes-sentielles sont avancées. La crise sécuritaire dans le Noso, le système électoral qui ne garantie pas des élections transparentes et crédibles et la complicité des autorités administratives à l’origine des tracasseries essuyées par des militants de ce parti et d’autres issus d’autres partis, pour apprêter les dossiers de candidatures. Terme galvaudé De plus en plus, sur les réseaux sociaux numériques, des partisans du boycott montent au créneau et martèlent qu’au-delà de ne pas aller voter, ils vont contraindre bien d’autres Camerounais à ne pas le faire. Tout comme, des éléments des groupes séparatistes, des bandes armées dans la zone anglophone promettent le châtiment suprême, si ce n’est la guillotine ou la décapitation à tous ceux qui oseraient aller dans les bureaux de vote le 9 février prochain.



Ces menaces pour sérieuses ou pas, qu’elles soient, sont Réprimées par la loi. Selon le Code pénal en vigueur au Cameroun, notamment son chapitre II intitulé des atteintes à la Constitution, section titrée Délits électoraux, l’article 123 portant corruption et violences dispose que (1) «est puni de la détention de trois mois à deux ans et d’une amende de 10000 à 100000 francs ou de l’une de ce deux peines seulement celui qui : a) par l’octroi ou par la promesse d’un avantage particulier de quelque nature qu’il soit ou b) par voies de fait ou menace d’un dommage particulier quelconque, influence le vote d’un électeur ou le détermine à s’abstenir. (2) Lorsque le vote influencé est celui d’un collège électoral ou d’une fraction de ce collège, le minimum de la peine de détention est de six mois et celui de l’amende de 20000 francs».

Autant dire que, tous ceux qui envisagent empêcher des citoyens camerounais d’aller aux urnes, s’exposent à la rigueur de la loi pénale. Autant rester chez soi, sans aller voter, si on est pour le boycott. Ce qui est, du reste, un droit, que de contraindre, par divers moyens, des électeurs à ne pas remplir leur devoir civique et politique. Nul doute que c’est le sens du terme galvaudé, mélangé à toutes les sauces de nos jours, de «boycott actif».

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