Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 01 21Article 568417

General News of Thursday, 21 January 2021

Source: Cameroon Info

Blanchiment d'argent : le Cameroun, un paradis pour les réseaux mafieux

C’est la conclusion du rapport du comité interministériel élargi au secteur privé qui a été publié le 19 janvier 2021 au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye.
Le Comité interministériel élargi au secteur privé, sous la coordination de l’Agence national d’investigation financière (ANIF), a publié son rapport sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au Cameroun. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye. La cérémonie a eu lieu à Yaoundé le 19 janvier 2020.

D’après ce rapport: «la menace nationale de blanchiment de capitaux est jugée élevée au Cameroun. Celle du financement du terrorisme favorisée par les flux financiers détectés, des sources et des réseaux aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Cameroun est aussi élevée», rapporte le quotidien national bilingue Cameroon Tribune paru le 20 janvier 2021.

Selon Hubert Ndé Sambone, directeur de l’ANIF: «le niveau de risque est davantage élevé dans les secteurs de la banque, de la micro finance, de l’immobilier, des casinos, des bureaux de change, des négociants de métaux et pierres précieuses, des notaires et vendeurs de matériaux de construction. Le niveau de risque ‘’moyennement élevé’’ a été attribué aux sociétés des transferts de fonds, aux autres institutions financières spécialisées, aux marchands d’œuvres d’art et aux organismes à but non lucratif. Enfin, le marché des titres, le secteur des assurances, les comptables et auditeurs, les entreprises de location-vente et les sociétés de transport de fonds ont été évalué à un niveau de risque ‘’moyen’’», lit-on.

Ainsi, d’après Louis Paul Motaze, ministre des Finances, «au niveau national, le rapport de l’évaluation servira de base, voire de boussole à la prise de décision stratégique dans la mise en œuvre du dispositif national de lutte contre ces fléaux ou encore à l’affectation idoine des moyens de lutte, selon une approche désormais fondée sur les risques», peut-on lire.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter