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Politique of Wednesday, 23 September 2020

Source: Actu Cameroun

Bilan de la marche: voici les raisons de l’échec de Maurice Kamto

Dans plusieurs villes, des véhicules blindés, des dizaines de gendarmes et policiers antiterroristes encagoulés étaient en faction.
Au Cameroun, la manifestation pacifique annoncée par l’opposant Maurice Kamto a été échec au vu de la faible mobilisation. Dans la ville de Yaoundé par exemple, les fruits n’ont tenu la promesse des fleurs. Ce qui est loin de surprendre le président du parti d’opposition MPDR. C’est le Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation.

« Ce n’est pas du tout une surprise » estime le président national Shanda Tonme, joint par la Deutsche Welle : « Je n’avais pas imaginé que les gens puissent arriver à ces extrémités de langage. On ne sait plus ce qu’ils veulent. Tantôt c’est la guerre au Nord-Ouest et Sud-Ouest, tantôt c’est le code électoral et le président qui doit partir. Tantôt il ne faut pas que les régionales se tiennent, ensuite ils ont commencé à parler d’appel à l’insurrection. Vraiment dans n’importe quel pays du monde, ce parti aurait été interdit et ses dirigeants arrêtés. »


Le déploiement massif des forces de sécurité
L’autre raison de ce quasi-échec, c’est le déploiement massif des forces de sécurité. Dans plusieurs villes, des véhicules blindés, des dizaines de gendarmes et policiers antiterroristes encagoulés étaient en faction. C’est l’une des raisons qui ont empêché les manifestations de Yaoundé selon Okala Ebode, le trésorier du MRC.



« Les gages que le régime a donné d’encadrer et de nous laisser manifester n’ont pas été respectés. Partout dans la ville de Yaoundé, on a militarisé tous les axes, les carrefours où les camarades ont essayé de se mobiliser pour converger vers la poste centrale. Les gens ont été arrêtés par anticipation et tout cela a atténué les effets et l’envie de mobilisation des camarades. » Explique le militant.

Des heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre
Si dans la capitale, les habitants quant à eux ont poursuivi leurs occupations habituelles, à Douala en revanche, la mobilisation a été mouvementé. Des heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre ce sont soldés par au moins deux blessés par balle, selon un premier bilan.

« Nous avons constaté que des gaz lacrymogènes, de l’eau ont été aspergés sur les manifestants, et on a vu au moins deux personnes qui ont été blessées », témoigne Philippe Nanga. Il est le coordonnateur de l’ONG des droits humains Un Monde Avenir.

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